<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630</id><updated>2011-04-22T05:04:23.145+02:00</updated><title type='text'>Au croisement des utopies</title><subtitle type='html'>Blog d'écritures courtes, expérimentales et quotidiennes ..... écriture automatique et semi-automatique
..... écriture sous contraintes</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>809</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-6097781959876750045</id><published>2008-09-02T08:57:00.004+02:00</published><updated>2008-09-02T09:05:21.200+02:00</updated><title type='text'>Changement d'adresse</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Suite aux demandes récurrentes des amis, de la famille... j'ai décidé de regrouper tous mes textes à un seul endroit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Le site IN LIBRO VERITAS se propose de mettre à disposition gratuitement des textes classiques tombés dans le domaine public. Mais aussi des textes d'auteurs pas du tout connus. Il y a possibilité de télécharger les textes au format PDF et c'est une façon simple pour moi de mettre gratuitement à disposition chroniques, textes courts mais aussi nouvelles et romans. Je vais donc alimenter peu à peu cet espace avec des textes issus de ce blog mais pas seulement. Ce sera l'occasion de mettre à disposition tous mes textes car ça commence à s'empiler un peu partout.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Donc, si ça vous dit, vous pouvez à présent aller lire ici : &lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(0, 153, 0);" href="http://www.inlibroveritas.net/auteur8043.html"&gt;http://www.inlibroveritas.net/auteur8043.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;à bientôt,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Oslo aka Guilhen&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.inlibroveritas.net/auteur8043.html"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_7U8ig5Cnk2A/SLzlgG-RLfI/AAAAAAAAAAg/ER2YM3Uldfg/s400/Rz_11.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5241316406142774770" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-6097781959876750045?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/6097781959876750045/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=6097781959876750045' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/6097781959876750045'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/6097781959876750045'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/09/changement-dadresse.html' title='Changement d&apos;adresse'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_7U8ig5Cnk2A/SLzlgG-RLfI/AAAAAAAAAAg/ER2YM3Uldfg/s72-c/Rz_11.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-4825609386319726557</id><published>2008-08-28T17:49:00.001+02:00</published><updated>2008-08-28T17:49:48.228+02:00</updated><title type='text'>Féria</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nuit clignotante aux antipodes des paillettes d'argent. Certains abusent du champagne pour se démarquer des autres, pour donner l'impression boisée qu'ils valent mieux. Dans les artères des égouts à l'air libre, les chats errant viennent uriner et miauler à l'envers. Les hommes ne s'en préoccupent pas, ils ont les oreilles tomates qui sifflent de vapeur. Derrière, il y a les murs d'enceinte, les crachats sournois des haut-parleurs, des assassins de tympans en puissance. Et des corps divers qui s'échouent avec rudesse sur la barrière de la nuit. Du safran dans les pierres environnantes tombe en poudre perlimpinpin au-dessus de la foule en trombe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les corps s'agitent et se poussent, tanguent et jaunissent. Les spots et les néons multiplient les teintes des visages ébahis. Les sourires découpent les faciès hilares pour en faire deux moitiés de noix de coco qui sonnent creux. Les mains tremblent en rebondissant sur les bars de fortune où l’on aligne les gobelets de plastique mou. Après un moment, ils ont tous le même goût. Dans la semi obscurité, on ne distingue plus très bien le contenu flatulent des gobelets mordorés. Blanc, rouge, rosé, jaune, incolore, vert, gamma, epsilon, centaure : les sociétés anonymes ont des mines trop bronzées pour être crédibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les coudes se lèvent, les gorges se renversent et les bouches manquent les verres. On oublie le calendrier et ses contraintes, les calanques et ses contraires. On a envie d'ail et de rosette, de parfum et de lavande mais il n'y a jamais que l'épaisse fumée des saucisses et la sueur des groupes tétanisés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La musique tambourine, grossière couleuvre de titane au repos. Les crêpes Suzette se dandinent avec mollesse au rythme des tambours d'ailleurs. Elles s'évanouissent dans la moiteur d'un nuage piéton, un de ceux qui chutent à reculons, qui s'évadent en marchant. Et les mots s'additionnent, les paroles défont le marbre, délacent les chaussures et se jettent pieds nus dans l'arène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La reine, elle, ne se préoccupe pas des futiles agitations du petit peuple trépidant. Elle bouge ses fesses moulées dans un pantalon bleu trop serré et secoue sa crinière blonde devant les mâles énamourés. C'est grotesque mais spectaculaire, risible et vulgaire. Pourtant les esthètes de tout poil s'autoproclament en première ligne et tournent autour du corps en fusion. D'autres plus aptes aux échecs ou alors plus acoquinés avec les caprices lunaires se contentent de fumer aux écarts tropiques. Loin des mélanges interlopes, de leur scission diabolique, ils goûtent doucement aux nectars interdits. Ils végètent dans l'insouciance d'une agitation qui leur sert de prétexte. Ils s'échauffent le bras et les cordes vocales pour couvrir le tempo boum-boum et pour oublier leur présent trop irrégulier pour être téméraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux obsèques des nymphes en soldes, les moteurs à réaction restent muets. Les cloches d'un village voisin de mettent à battre le rappel morose d'une aube déjà naissante. Mais les aventuriers récalcitrants récitent leur cheptel équivoque à base de douze moutons et de six vaches avec de belles cornes. Loin des champs de maïs transgéniques et des brebis qu'on élève en symboles, ils grignotent leur bout de pain rond en bayant aux corneilles. Bleues les corneilles, interférences maladroites en transit pour les îles Malouines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-4825609386319726557?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/4825609386319726557/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=4825609386319726557' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/4825609386319726557'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/4825609386319726557'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/08/fria.html' title='Féria'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-9153254960551733034</id><published>2008-07-31T09:08:00.000+02:00</published><updated>2008-07-31T09:15:05.606+02:00</updated><title type='text'>Une autre place de la Comédie</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Assis à la terrasse d'un café, l'homme bulle attend un bus invisible. Dans son assiette il y a un homard trop vert qui frétille à l'hameçon trop cuit. Tout autour de lui c'est la tension qui paralyse les employés et le public bouge un peu trop férocement. Un chien court sur le côté du gazon, il aboie en morse. C'est un cabot qui n'aime pas les accidents d'avion et qui a appris à aboyer en vers. Personne ne peut le comprendre dans cette bar-mitsva impromptue qui se joue au centre de Paris. À l'intérieur du bar, un téléviseur perpendiculaire fait couler des patates audiovisuelles dans les limbes du climatiseur. Ailleurs, une chanteuse d'opéra fait ses vocalises dans l'indifférence crasse d'un trottoir aromatisé à la cannelle.&lt;br /&gt;Tout près de la terrasse où l'homme ne bouge toujours pas, le cirque rouge a monté sa tente au son du clairon. Ce pourrait être une trompette palétuvier, mais les barrages n'ont pas encore cédé sur le Rhône. Alors les poissons crevés poursuivent leurs rêves de velours en remontant le courant chocolaté. Un vieillard écrasé dans un tas de survêtements informes sort son pénis. Il l'extirpe avec difficulté et se met à uriner dans la rigole du trottoir; inconstant dans l'insulte, indifférent aux calculs syncopés des garçons de café. Ceux-là jouent les offusqués de service, mais c'est pour faire les beaux chienchiens près de leur mémère.&lt;br /&gt;Ici, on l'appelle Monsieur Lee ou encore "l'empaleur chinois". C'est un gros bonnet de la mafia asiatique. Jadis il allumait les réverbères dans un quartier de Pékin empestant le poisson. Il a fui le pétrin et la tauromachie bridée pour recycler ses bonbonnes olfactives et ses javelots idiots. Maintenant il court les casinos et les tables les plus luxueuses de la ville lumière. Il a pris sa revanche sur les watts. On voudrait bien l'attraper, mais Lee est un général insaisissable qui excelle dans l'art de la transformation invisible. Il s'écoule sur lui-même, soldat ou figurine de plomb au chapeau gorgé de soleil qui fond toujours plus vite vers le 15 août. Mais certains fonctionnaires de police sont plus têtus que d'autres, sans être toutefois Basques ou Bretons. Peut-être que c'est uniquement par goût du travail bien fait ?&lt;br /&gt;Mais il y a cette fille en jupe courte qui balance ses talons aiguilles au-dessus du trottoir où gît le clochard en survêtement souillé de sang, d'acier et de merde. Elle a des jambes qui n'en finissent plus entre trois et quatre à l'angle du boulevard piéton où l'on vend des bonbons. Elle a le sexe guimauve qui se met à enfler dès qu'il pleut sur le lac. Elle fait les cent pas dans l'herbe folle, ses talons s'enfoncent dans la boue bulbeuse et la crème qui sort de sous ses semelles sent la chair d'orque mort. Personne ne vient à son secours, personne ne la dissuade de marcher dans la rue piétonne où les mendiants borborygmes soufflent des stalactites de sang blanc un peu trop sec. L'un d'eux s'endort sur un cep de vigne rousse, en rêvant qu'il s'agit d'une anémone de mer vermillon. Couleur des yeux du garçon de café qui n'est jamais venu débarrasser la table trempée de pluie où tambourinent les cymbales poilues du chef indien.&lt;br /&gt;Autour de la place grillagée, les gamins des routes titubent en grommelant, leurs petites mains trop pâles serrant encore fermement les goulots des bouteilles plastiques de vinasse acide. Certains d'entre eux n'ont même pas douze ans, tandis que d'autres ne travailleront jamais en bleu sur les terrasses ombragées de la ville. Ils tombent et roulent sur les pavés, tapins contrariés aux luminescences bourgeoises. Encalminés par des rêves lubriques étripés, il faut leur donner quelques bonbons de soie pour nimber leur soif d'au-delà. Grattant la surface d'un sol carrelé, les terres chinoises dégoulinent de pus jusqu'à grossir les rizières atrophiées. Témoins inclassables d'un rivage inaccessible, les démons infanticides brillent des yeux et digèrent à priori les festins extravagants qui s'annoncent en douze par quatre sur les murs de la ville.&lt;br /&gt;Une issue, peut-être, entre les volets blancs et les poteaux plantés sur les jardins d'avenir. C'est une collection dépareillée d'arbustes andalous qui couinent au clair de lune en attendant la fin des taxis. Jaunes et noirs, on les aperçoit passer depuis les ultimes étages des tours situées de l'autre côté des Pyrénées. Un concours de crachats qu'on improvise à l'heure où fanent les lampions du quartier chinois chez les sourds.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-9153254960551733034?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/9153254960551733034/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=9153254960551733034' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/9153254960551733034'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/9153254960551733034'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/07/une-autre-place-de-la-comdie.html' title='Une autre place de la Comédie'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-4878282713469752</id><published>2008-07-30T07:59:00.001+02:00</published><updated>2008-07-30T08:02:20.598+02:00</updated><title type='text'>Mer fantôme</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Là où il y avait des galets, il y a maintenant des coquillages morts. Uniformité sèche et pâle, blanche et plane, tons sur tons qui se fondent dans une alchimie terreuse. Quelques enfants attendent encore, assis en tailleur à la lisière de ce qui fut un bois. Mais le miracle n'a pas lieu et ils écarquillent les yeux en pure perte. Leur attente, même gorgée d'espoir, restera vaine. En se retirant, la mer a laissé des sourires arides qui dessinent des sillons entre les broussailles sèches. L'or ne sortira pas de ces boules de terre agglomérée. Le sec n'a pas de clé pour ouvrir son sac.&lt;br /&gt;Plus loin, le refrain est le même et les enfants n'ont pas besoin d'aller voir de plus près. L'horizon scintille, vapeurs blanches, évanescences salées qui poursuivent l'irrémédiable évaporation. Les coques trouées des bateaux laissent des traces d'un passé déjà bien lointain. Des planches de bois trouées, défraîchies, qui surnagent au-dessus d'un rien un peu trop présent. Des stèles figées dans un sol dur comme l'acier, avec des mats brisés en guise de crucifix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-4878282713469752?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/4878282713469752/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=4878282713469752' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/4878282713469752'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/4878282713469752'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/07/mer-fantme.html' title='Mer fantôme'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-5328834678774696010</id><published>2008-07-29T07:56:00.001+02:00</published><updated>2008-07-29T08:00:29.931+02:00</updated><title type='text'>J'imagine cette rue</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: left;"&gt;J'imagine cette rue&lt;br /&gt;maintenant,&lt;br /&gt;à 15h55&lt;br /&gt;quand elle est&lt;br /&gt;dégoulinante de soleil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'imagine cette rue,&lt;br /&gt;ses trottoirs tachés&lt;br /&gt;par les merdes&lt;br /&gt;des clébards&lt;br /&gt;désoeuvrés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'imagine cette rue&lt;br /&gt;aux places laissées&lt;br /&gt;vides par des&lt;br /&gt;vacanciers toujours&lt;br /&gt;un peu blancs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'imagine cette rue&lt;br /&gt;et sa cacophonie&lt;br /&gt;de moteurs&lt;br /&gt;qui grondent&lt;br /&gt;en passant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'imagine cette rue,&lt;br /&gt;ses gentils vieux&lt;br /&gt;et leurs paniers&lt;br /&gt;de provisions&lt;br /&gt;à 15h55.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'imagine cette rue&lt;br /&gt;aujourd'hui lundi&lt;br /&gt;sans commerçant&lt;br /&gt;mais des poussettes&lt;br /&gt;en remplacement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'imagine cette rue&lt;br /&gt;dans cinquante ans&lt;br /&gt;après l'explosion&lt;br /&gt;qui nous aura&lt;br /&gt;tous fait muter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'imagine cette rue&lt;br /&gt;irradiée jusqu'au&lt;br /&gt;trognon,&lt;br /&gt;bouffée jusqu'à&lt;br /&gt;la lie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'imagine cette rue&lt;br /&gt;brûlée comme un&lt;br /&gt;soufflé oublié&lt;br /&gt;dans le four&lt;br /&gt;du XIXe siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'imagine cette rue&lt;br /&gt;sans musique&lt;br /&gt;ni couleur,&lt;br /&gt;à l'embouchure&lt;br /&gt;d'un fleuve de jais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'imagine cette rue&lt;br /&gt;purulente et visqueuse,&lt;br /&gt;prête à imploser&lt;br /&gt;et à se dissoudre&lt;br /&gt;dans l'inutilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-5328834678774696010?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/5328834678774696010/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=5328834678774696010' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/5328834678774696010'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/5328834678774696010'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/07/jimagine-cette-rue.html' title='J&apos;imagine cette rue'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-8148380709962671676</id><published>2008-07-28T08:10:00.002+02:00</published><updated>2008-07-28T08:13:24.206+02:00</updated><title type='text'>Volcaniques nuisibles</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Des monts arrondis,&lt;br /&gt;des bulles de terre percées&lt;br /&gt;en leurs sommets.&lt;br /&gt;Un chaos ambiant&lt;br /&gt;aux relents lunaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les cafards bruns&lt;br /&gt;courent au ralenti&lt;br /&gt;exactement au centre&lt;br /&gt;des télescopes géants.&lt;br /&gt;Impossibles à louper,&lt;br /&gt;impayables et&lt;br /&gt;imperturbables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme dans un mauvais rêve&lt;br /&gt;en dégradés de gris,&lt;br /&gt;c'est dans leur coeur&lt;br /&gt;qu'ils aiment rôder;&lt;br /&gt;ces nuisibles&lt;br /&gt;aux corps brillants&lt;br /&gt;d'une anti-lune&lt;br /&gt;toujours haineuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une carapace ovale&lt;br /&gt;remplie d'oeufs&lt;br /&gt;prêts à se déverser&lt;br /&gt;sur la terre meuble&lt;br /&gt;des volcans éteints.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des pattes agiles&lt;br /&gt;qui grattent avec&lt;br /&gt;une régularité&lt;br /&gt;qui n'a rien&lt;br /&gt;d'éphémère.&lt;br /&gt;Car même la nuit,&lt;br /&gt;on les entend&lt;br /&gt;se presser au centre&lt;br /&gt;de l'arène verte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est d'une folie&lt;br /&gt;aux contours&lt;br /&gt;un peu flous&lt;br /&gt;qu'il s'agit.&lt;br /&gt;Une de ces horreurs&lt;br /&gt;qui vous rappellent&lt;br /&gt;combien nous&lt;br /&gt;sommes&lt;br /&gt;faillibles&lt;br /&gt;face à&lt;br /&gt;l'inconnue&lt;br /&gt;cornue de noir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les volcaniques nuisibles&lt;br /&gt;pullulent et se distillent.&lt;br /&gt;Ils se répartissent&lt;br /&gt;aux quatre coins&lt;br /&gt;des parterres bombés.&lt;br /&gt;Ils se dispersent&lt;br /&gt;aux quatre vents&lt;br /&gt;sans carte ni compas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un bouchon géant&lt;br /&gt;serait l'unique&lt;br /&gt;solution.&lt;br /&gt;Un bouchon géant&lt;br /&gt;pour refermer&lt;br /&gt;le calice craquelé&lt;br /&gt;juste avant&lt;br /&gt;de le jeter&lt;br /&gt;par-dessus le rebord&lt;br /&gt;du monde plat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-8148380709962671676?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/8148380709962671676/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=8148380709962671676' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/8148380709962671676'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/8148380709962671676'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/07/volcaniques-nuisibles.html' title='Volcaniques nuisibles'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-9014025602975530924</id><published>2008-07-25T07:53:00.000+02:00</published><updated>2008-07-25T07:54:50.260+02:00</updated><title type='text'>Le temps d'un clignement de paupières</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Entraînée par le courant, la silhouette a disparu en un clin d'oeil. À peine le temps de cligner des yeux, comme pour chasser toute illusion d'optique. Juste de quoi réaliser que cette scène était bien tirée de la vie réelle. Qu'elle n'avait rien à voir avec un de ces cauchemars que l'on fait parfois, à moitié endormi. L'eau s'est engouffrée dans les bottes en caoutchouc et il a coulé à pic, comme s'il avait eu deux grosses pierres attachées à ses pieds. Le temps d'un clignement de paupières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-9014025602975530924?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/9014025602975530924/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=9014025602975530924' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/9014025602975530924'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/9014025602975530924'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/07/le-temps-dun-clignement-de-paupires.html' title='Le temps d&apos;un clignement de paupières'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-8836626417105142846</id><published>2008-07-24T08:08:00.001+02:00</published><updated>2008-07-24T08:08:41.403+02:00</updated><title type='text'>Au restaurant le samedi</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À notre tour, quand nous aurons perdu nos cheveux… Nous irons manger le samedi et le dimanche dans de bons restaurants. Revêtus d’une veste à manches longues, même en plein mois d'août, nous demeurerons un instant immobiles au-dessus de la rambarde de pierres. Le regard cabossé par une vie qui sera derrière nous. Un regard qui virera au bleu plutôt qu'à l'aigre, quand nous contemplerons la rivière mousseuse aux pieds du château. En souriant aux canards qui pataugeront dans le soleil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-8836626417105142846?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/8836626417105142846/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=8836626417105142846' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/8836626417105142846'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/8836626417105142846'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/07/au-restaurant-le-samedi.html' title='Au restaurant le samedi'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-7467708967273274189</id><published>2008-07-23T08:17:00.000+02:00</published><updated>2008-07-23T08:18:03.868+02:00</updated><title type='text'>Excroissance au centre du monde</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au centre du monde, excroissance indigo brûlant sur les côtés. Un peu de jus rouge sans odeur désagréable mais doté de points semblables à des boutons. Une fraise qui aurait mal tourné, mal vieilli, mal encaissé le choc.&lt;br /&gt;C’est qu’on ne se lance pas impunément dans un voyage subtropical. Alors les goûteurs professionnels rappliquent en vitesse. Ils ont le nez bouché et le teint cadavérique. Et le Jet-Lag en bandoulière. C’est qu’il ne faut pas laisser cette chose-là au centre du monde. Les déséquilibres, de nos jours, cela arrive plus vite qu’on ne le pense. Et puis, qui sait, les terroristes barbus y sont peut-être pour quelque chose ? Certains suggèrent la bombe, d’autres le dédain.&lt;br /&gt;La plupart des goûteurs se refusent à exercer leur don, ou leur mission, appelez ça comme vous voulez… Ailleurs, ils s’en fichent, ceux qui jamais ne se font désigner par « on ». Ceux-là sont sortis du bunker parce qu’ils n’avaient plus de champagne et les yeux pas vraiment en face des trous. Surtout celui du bas, celui qu’ils prennent pour le centre du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-7467708967273274189?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/7467708967273274189/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=7467708967273274189' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/7467708967273274189'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/7467708967273274189'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/07/excroissance-au-centre-du-monde.html' title='Excroissance au centre du monde'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-3559734584106594099</id><published>2008-07-22T07:50:00.000+02:00</published><updated>2008-07-22T07:51:10.852+02:00</updated><title type='text'>Guyane</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cratère facial sur le velouté d’un autre temps.&lt;br /&gt;Faciès imprécis et gestes malhabiles sans honte ni apaisement.&lt;br /&gt;Cicatrice en devenir, sédiments en dessous et regrets en formation.&lt;br /&gt;Loin de rires et des vertes fraîcheurs, loin d’un temps rocambolesque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où même le miroir prend tout ça à la légère, l’air de ne pas y toucher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre lieu, un autre temps.&lt;br /&gt;Des rayures en guise de vêtements et des motifs verticaux aux fenêtres.&lt;br /&gt;Avec des rêves de grand saut dans l’océan pour peupler ces nuits trop humides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-3559734584106594099?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/3559734584106594099/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=3559734584106594099' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3559734584106594099'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3559734584106594099'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/07/guyane.html' title='Guyane'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-6311569752379634252</id><published>2008-07-18T09:52:00.003+02:00</published><updated>2008-07-18T09:58:09.525+02:00</updated><title type='text'>Anémone, destin d’une goutte d’eau américaine</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Anémone était une goutte d’eau née avec de l’ambition. Ballottée par les courants marins de l’Atlantique, elle restait cloîtrée depuis des mois dans la mer des Sargasses. Plusieurs fois elle demanda aux vents de l’aider à sauter par-dessus les rouleaux qui la ramenaient sans cesse au même endroit. Chaque fois qu’elle essayait de s’échapper, les courants circulaires lui fermaient la porte au nez. Mais Anémone rêvait de traverser l’Atlantique à dos de courants transverses.&lt;br /&gt;Alors, à bout de nerfs et épuisée, Anémone prit une grave décision. Un soir de mer calme où tous les siens dormaient tout autour, elle décida de pactiser avec le diable. Satan apparut sous la forme d’un nuage, écouta sa complainte et accepta le pacte. Il allait l’aider à quitter son lieu de naissance et sa prison.&lt;br /&gt;Le lendemain, des vents terrifiants réveillèrent la mer des Sargasses. Des lumières inhabituelles se mirent à étreindre le ciel. Quelque chose de terrifiant se préparait… Il ne fallut qu’une paire d’heures pour que le cyclone se forme. Anémone, au milieu de ses mille milliards de frères fut engloutie par une lame de fond et elle fut projetée à deux mille mètres au-dessus du niveau de l’eau. Le globe terrestre sembla reculer sous elle, comme au ralenti. Elle retomba lourdement dans l’océan mais une nouvelle fois, elle fut soulevée dans les airs pour rebondir plus loin. Jusqu’au moment où les vents la fauchèrent pour la faire retomber dans une rue du centre ville de Miami. Anémone s’écrasa sur l’asphalte avec un bruit sec. Ici le cyclone n’était pas passé et avait préservé la ville. Et c’est ici qu’Anémone mourut sans jamais apercevoir les côtes de la vieille Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-6311569752379634252?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/6311569752379634252/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=6311569752379634252' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/6311569752379634252'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/6311569752379634252'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/07/anmone-destin-dune-goutte-deau.html' title='Anémone, destin d’une goutte d’eau américaine'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-8695652496418566959</id><published>2008-07-17T08:10:00.001+02:00</published><updated>2008-07-17T08:13:56.533+02:00</updated><title type='text'>Les seuils imbéciles</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- 3% c’est le taux acceptable, d’après ce qu’ils disent…&lt;br /&gt;- Une tolérance ?&lt;br /&gt;- Voilà, c’est ça : une tolérance. Au-dessous, personne n’en parle, au-dessus, ça peut se savoir.&lt;br /&gt;- Et cela arrive souvent ?&lt;br /&gt;- Qu’ils soient au-dessus ? Tu rigoles, ça arrive tout le temps !&lt;br /&gt;- Mais c'est un scandale ! Pourquoi on n’en entend jamais parler ?&lt;br /&gt;- Parce qu’ils trafiquent les chiffres, évidemment ! Ils annoncent toujours 1,5 ou 2 %. Après, franchement, qui va aller vérifier ?&lt;br /&gt;- Oh, pas moi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-8695652496418566959?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/8695652496418566959/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=8695652496418566959' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/8695652496418566959'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/8695652496418566959'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/07/les-seuils-imbciles.html' title='Les seuils imbéciles'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-3054563012437249832</id><published>2008-07-11T08:59:00.001+02:00</published><updated>2008-07-11T09:01:40.637+02:00</updated><title type='text'>Autour du grand M</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Autour du grand M, les voitures tournent en rond. Les moteurs ronronnent, s’échauffent et les échappements, parfois, pétaradent. De loin, on croirait qu’il s’agit d’une piste de cirque. Avec des numéros un peu répétitifs mais qui ne s’arrêtent jamais. Et au centre de l’arène, campé sur ses trois pieds de métal, le grand M dans son costume de Monsieur Loyal.&lt;br /&gt;Parfois, on sent les effluves marins que ramène le vent du sud. Il y a même le spectacle des mouettes un peu désorientées qui viennent voir où en est la représentation…&lt;br /&gt;Tour à l’intérieur du tour, tour au carré, tour crénelée : est-il possible d’en faire le tour ? Le mouvement perpétuel semble bien exister, il bombe le torse sous nos yeux : ses moteurs vrombissant sous ses capots rutilants. Et lorsque l’un d’eux abandonne, un autre prend se place aussitôt. Les places se disputent chèrement, mais tout est si bien huilé qu’on a l’impression que les voitures tournent en rond depuis des siècles autour du grand M.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-3054563012437249832?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/3054563012437249832/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=3054563012437249832' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3054563012437249832'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3054563012437249832'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/07/autour-du-grand-m.html' title='Autour du grand M'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-3613202442878028589</id><published>2008-07-10T08:05:00.001+02:00</published><updated>2008-07-10T08:08:09.369+02:00</updated><title type='text'>Vaste coup de gomme</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le ciel épileptique grogne, fronce les sourcils et aboie des nuages gris.&lt;br /&gt;Indifférent aux calendriers, aux heures et aux terres, il ne décolère plus jamais.&lt;br /&gt;Quelques rayons de lune en guise de résistance crâne, déjà jugés et condamnés.&lt;br /&gt;Des îlots de bleu surnagent entre midi et deux heures, sur la mappemonde tachée.&lt;br /&gt;Il s’agit de parenthèses océanes vers lesquelles personne ne navigue, fuyant les outrances éoliennes.&lt;br /&gt;Et puis la terre s’en mêle, déchirée de part en part, entre quatre points plus vraiment cardinaux.&lt;br /&gt;Enfermés dans leur bunker doré, George et ses amis attendent en buvant du champagne millésimé.&lt;br /&gt;Là-haut ça fait des grands boums et les cris des hommes sont silencieux, étouffés.&lt;br /&gt;D’un vaste coup de gomme, ils auront loisir à tout recommencer mais pas aujourd’hui car c’est dimanche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-3613202442878028589?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/3613202442878028589/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=3613202442878028589' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3613202442878028589'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3613202442878028589'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/07/vaste-coup-de-gomme.html' title='Vaste coup de gomme'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-7311029420484825044</id><published>2008-07-09T08:39:00.000+02:00</published><updated>2008-07-09T08:40:10.957+02:00</updated><title type='text'>L'arbre bleu</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’arbre bleu n’ouvre pas les yeux si les cieux sont démontés. Ce n’est pas de la superstition mais juste l’habitude. Une question d’éducation aussi.&lt;br /&gt;Chez les arbres bleus, on a des principes. On ne fait pas n’importe quoi et l’on n’apprend pas n’importe quoi à ses enfants.&lt;br /&gt;Mais dans le lot, il y a toujours du déchet, forcément. Et lorsqu’ils grandissent, les plus rebelles des arbres bleus servent de poteaux naturels lors des parties de football des gamins du quartier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-7311029420484825044?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/7311029420484825044/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=7311029420484825044' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/7311029420484825044'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/7311029420484825044'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/07/larbre-bleu.html' title='L&apos;arbre bleu'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-753415653492816917</id><published>2008-07-08T07:57:00.001+02:00</published><updated>2008-07-08T07:57:47.767+02:00</updated><title type='text'>Coléoptère béni</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce coléoptère a poussé&lt;br /&gt;sur l’épine dorsale&lt;br /&gt;en une seule nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des témoins sont venus avec&lt;br /&gt;leurs toges blanches,&lt;br /&gt;leurs pieds vagabonds,&lt;br /&gt;leurs chevelures ensoleillées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils se sont assis&lt;br /&gt;devant l’insecte,&lt;br /&gt;devant le coléoptère,&lt;br /&gt;à genoux&lt;br /&gt;devant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le front tout contre la terre,&lt;br /&gt;jusqu’à en renifler&lt;br /&gt;les odeurs&lt;br /&gt;de pisse et de sang.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah ce qu’il a pu se bidonner&lt;br /&gt;le coléoptère&lt;br /&gt;en voyant&lt;br /&gt;ce grotesque&lt;br /&gt;spectacle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-753415653492816917?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/753415653492816917/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=753415653492816917' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/753415653492816917'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/753415653492816917'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/07/coloptre-bni.html' title='Coléoptère béni'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-880480326256596873</id><published>2008-07-07T08:49:00.001+02:00</published><updated>2008-07-07T08:50:25.564+02:00</updated><title type='text'>L'éclosion des W</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lorsqu’ils ont éclos, les W ne restent pas les bras croisés. On les entend hululer le long des avenues fétides et on les aperçoit planer au-dessus des marécages urbains. C’est à se demander pourquoi les W choisissent la ville.&lt;br /&gt;Car on n’a jamais vu de W à la campagne, ou alors il s’agissait de très vieux spécimens, qui venaient prendre le frais le temps d’un pique-nique printanier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le W préfère l’agitation des galeries marchandes aux bévues des gendarmes. Mais parfois l’une conduit à l’autre et les W se retrouvent derrière les barreaux.&lt;br /&gt;Alors seul, le jeune W change de comportement. Il ne joue plus les durs et devient même amical. On en a vu sympathiser avec leurs geôliers et aller jusqu’à soudoyer ceux-ci pour être libérés. Humilié lorsqu’il retrouve ses esprits, le fonctionnaire n’a alors pas d’autre choix que de quitter le troupeau. Puis il s’isole dans les coins les plus sombres de son domicile. Là, il reste sans bouger, 48 heures durant et puis ça y est, c’est l’éclosion d’un nouveau W. Et le cycle, toujours, se poursuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-880480326256596873?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/880480326256596873/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=880480326256596873' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/880480326256596873'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/880480326256596873'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/07/lclosion-des-w.html' title='L&apos;éclosion des W'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-6763061825376986761</id><published>2008-07-04T08:20:00.001+02:00</published><updated>2008-07-04T08:21:08.481+02:00</updated><title type='text'>Ce sifflet, ce sifflement</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour que s’arrête ce sifflet, ce sifflement, il n’y a que l’espoir d’un orage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Longtemps à espérer la foudre, voilà l’homme nu. Regarde le courir entre les murs, sous les regards lubriques des nazillons en culottes courtes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sifflet, le sifflement d’un train.&lt;br /&gt;Dans lequel ?&lt;br /&gt;Dans lequel je ne suis pas monté et pourquoi ?&lt;br /&gt;Et pourquoi je n’y suis pas monté dans ce train :&lt;br /&gt;sans étoile ni ciel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a que la pluie,&lt;br /&gt;chargée de ténèbres,&lt;br /&gt;encapuchonnée de jais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a que cette pluie-là&lt;br /&gt;pour calmer les trains&lt;br /&gt;et les horreurs&lt;br /&gt;qui mangent des sucreries&lt;br /&gt;en se caressant la cheminée&lt;br /&gt;sur des chairs humaines qui riment en Z.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce sifflet, ce sifflement ; que devient-il lorsque la pluie y coule à l’intérieur ? Lorsque la pluie noire s’y glisse jusqu’au fond ? Se régénère t-il ce sifflet, ce sifflement ? Se pond-il tout seul ou se peint-il les ailes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un orage, vite, un orage !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-6763061825376986761?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/6763061825376986761/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=6763061825376986761' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/6763061825376986761'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/6763061825376986761'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/07/ce-sifflet-ce-sifflement.html' title='Ce sifflet, ce sifflement'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-4167038514058769861</id><published>2008-07-03T08:23:00.001+02:00</published><updated>2008-07-03T08:25:11.192+02:00</updated><title type='text'>L'homme à l'appétit urbain</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Gobe les mouches,&lt;br /&gt;coule les globes,&lt;br /&gt;colle les bouches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grincement de synapses dans le réduit&lt;br /&gt;qui lui sert&lt;br /&gt;de tête :&lt;br /&gt;l’homme costumé&lt;br /&gt;attend,&lt;br /&gt;Rêve !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un vieil accordéon posé près de la table de chevet, juste à côté de l’annuaire du 35. Ce n’est pas le département, mais le numéro de la ligne de bus.&lt;br /&gt;Celle qui passe en bas de chez lui&lt;br /&gt;puis qui valse en ville avant de se&lt;br /&gt;dé-&lt;br /&gt;gon-&lt;br /&gt;fler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On est ainsi, à toujours vouloir sortir, prendre l’air, respirer, croiser du monde et faire des rencontres – à quoi bon ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors c’est le rouleau&lt;br /&gt;compresseur social&lt;br /&gt;qui tourne, tourne,&lt;br /&gt;pellicule en fin&lt;br /&gt;de&lt;br /&gt;vie&lt;br /&gt;mais… Qu’importe ! Lui, il est bien comme les autres, tout à fait pareil.&lt;br /&gt;Un clone au rabais qui a l’appétit urbain, la gourmandise du carnet d’adresses.&lt;br /&gt;Organiser des réceptions, se rendre à des soirées, faire des courbettes, tendre la joue, serrer des mains, lancer des clins d’œil, faire des mimiques, sourires et regards de braise mais fesses soumises – à quoi bon ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Homme de peu de foi, mon canard ! Tu t’étends dans la crasse de tes sols, dans la fange&lt;br /&gt;de tes amis&lt;br /&gt;de tes amibes,&lt;br /&gt;de tes ambidextres,&lt;br /&gt;de tes ambitions&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Incapable de t’inviter au festin des rois, toi l’inutile à l’estomac décrépi, toi le gourmand qui ne peut gober qu’une seule mouche à la fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-4167038514058769861?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/4167038514058769861/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=4167038514058769861' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/4167038514058769861'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/4167038514058769861'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/07/lhomme-lapptit-urbain.html' title='L&apos;homme à l&apos;appétit urbain'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-7301573630083127407</id><published>2008-07-02T08:58:00.000+02:00</published><updated>2008-07-02T08:59:20.993+02:00</updated><title type='text'>Girafe révoltée</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le ploc que fait le caillou au fond de la grotte. Est-il plus éclatant que le boum de la bombe ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’océan fronce les sourcils :&lt;br /&gt;querelle d’enfant&lt;br /&gt;qu’on calme&lt;br /&gt;à coup&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;de gifles.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La détonation fait fuir les girafes&lt;br /&gt;dans une autre brume&lt;br /&gt;dans une autre île…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;éveillé : tu y es,&lt;br /&gt;jusqu’au cou : tu y es,&lt;br /&gt;sans issue : tu y es.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les onomatopées&lt;br /&gt;sans rancœur&lt;br /&gt;te sont tombées&lt;br /&gt;sur le coin&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;de la gueule.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Tu vois les étoiles.&lt;br /&gt;Tu comptes jusqu’à 1789 et puis c’est la révolution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-7301573630083127407?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/7301573630083127407/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=7301573630083127407' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/7301573630083127407'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/7301573630083127407'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/07/girafe-rvolte.html' title='Girafe révoltée'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-2928038633967793508</id><published>2008-07-01T08:29:00.001+02:00</published><updated>2008-07-01T08:29:52.094+02:00</updated><title type='text'>La migration du tacot</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un vieux tacot à la peinture défraîchie.&lt;br /&gt;Un vieux machin à la carrosserie écaillée.&lt;br /&gt;Un vieux tarare qui tremble et qui tousse.&lt;br /&gt;Un vieux bidule, antique jusqu’à la moelle, les os maintenus avec des ficelles et de la ferraille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vaillant petit monstre qui grimpe les coteaux du Lyonnais pour venir à l’assaut de la grande ville. Sur l’autoroute aussi, on a parfois droit à son petit miracle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-2928038633967793508?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/2928038633967793508/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=2928038633967793508' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/2928038633967793508'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/2928038633967793508'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/07/la-migration-du-tacot.html' title='La migration du tacot'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-7429073874814870018</id><published>2008-06-30T08:19:00.001+02:00</published><updated>2008-06-30T08:23:50.769+02:00</updated><title type='text'>Au matin changeant</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Au matin changeant ;&lt;br /&gt;ses verres pas mûrs,&lt;br /&gt;ses murs pas verts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au matin changeant ;&lt;br /&gt;ses limbes frais,&lt;br /&gt;ses nimbes rêches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au matin changeant ;&lt;br /&gt;ses ombres teintées,&lt;br /&gt;ses zèbres honteux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au matin changeant ;&lt;br /&gt;ses aubes blessantes,&lt;br /&gt;ses ailes passantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste le midi,&lt;br /&gt;invariable&lt;br /&gt;toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-7429073874814870018?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/7429073874814870018/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=7429073874814870018' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/7429073874814870018'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/7429073874814870018'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/06/au-matin-changeant.html' title='Au matin changeant'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-2452844391492420900</id><published>2008-06-27T08:18:00.000+02:00</published><updated>2008-06-27T08:19:10.974+02:00</updated><title type='text'>Place des Terreaux</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les touristes ont envahi le centre ville. Ils parlent fort, anglais ou allemand. Ils ont le corps rouge, ce sont des homards qui boivent des choppes de bière d’un demi-litre. Ils sont avachis dans leurs chaises, le poids de tous les bâtiments de la cité sur leurs épaules. Ils ont des guides touristiques empilées sur la table. Des cartes détaillées du centre ville dépliées sur les chaises alentour. À la table voisine, les indigènes se font discrets. Un chauve raconte sa vie à une grande brune fadasse, un tee-shirt vert se met à marcher de guingois, un bébé dort malgré le bruit et la chaleur.&lt;br /&gt;Autour de la place, il y a la ronde des autobus et des trolleybus. Glissements de métal blanc dans un silence ouaté. L’écho des moteurs parfois capricieux se perd dans la fontaine perpétuelle. L’eau descend des cieux, glisse à travers les pieds d’Athéna puis creuse son propre lit sous les sabots des chevaux.&lt;br /&gt;Mais l’heure tourne et les homards desséchés ont encore de la visite au programme. Ailleurs des sushi un peu jaunis sautent sur la place en vitro céramique, impatients de se poser enfin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-2452844391492420900?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/2452844391492420900/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=2452844391492420900' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/2452844391492420900'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/2452844391492420900'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/06/place-des-terreaux.html' title='Place des Terreaux'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-5293637312820333439</id><published>2008-06-26T06:39:00.000+02:00</published><updated>2008-06-26T06:40:37.319+02:00</updated><title type='text'>L'orchestre géorgien</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sur la plage du village, il y a un orchestre géorgien. Ce sont de véritables musiciens originaires de Géorgie. Ils sont arrivés il y a un peu plus d’une semaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils jouent le matin&lt;br /&gt;lorsque les gens vont au travail&lt;br /&gt;Ils jouent à midi&lt;br /&gt;lorsque les gens vont déjeuner&lt;br /&gt;Ils jouent à six heures&lt;br /&gt;lorsque les gens  vont chez eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains leur donnent des pièces jaunes,&lt;br /&gt;d’autres leur offrent des sourires blancs,&lt;br /&gt;d’autres leur jettent des regards noirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-5293637312820333439?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/5293637312820333439/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=5293637312820333439' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/5293637312820333439'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/5293637312820333439'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/06/lorchestre-gorgien.html' title='L&apos;orchestre géorgien'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-1505031701456684712</id><published>2008-06-25T14:50:00.001+02:00</published><updated>2008-06-25T14:50:42.802+02:00</updated><title type='text'>Tubas</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Un tuba, c’est encombrant.&lt;br /&gt;- Vous rigolez ? Un vulgaire morceau de plastique courbé pour respirer sous l’eau. Je connais des gars qui en emportent plusieurs dans leurs bagages quand ils partent en mer Rouge.&lt;br /&gt;- Je ne vous parle pas de ce tuba-ci, mais de l’autre.&lt;br /&gt;- Quel autre ?&lt;br /&gt;- L’instrument de musique, pardi ! Un tuba !&lt;br /&gt;- Ah, ce tuba-là !&lt;br /&gt;- Ça y est, vous y êtes ?&lt;br /&gt;- Où ça ? Dans le tuba ? Mais vous n’y pensez pas ! C’est drôlement encombrant un tuba.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-1505031701456684712?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/1505031701456684712/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=1505031701456684712' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/1505031701456684712'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/1505031701456684712'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/06/tubas.html' title='Tubas'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-6534052472092839297</id><published>2008-06-24T08:24:00.002+02:00</published><updated>2008-06-26T06:42:18.023+02:00</updated><title type='text'>Autobus silencieux</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il s’assied et passe la main sur le revêtement lisse de la table. Il cherche les miettes de pain de la veille ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ne trouve rien,&lt;br /&gt;lève les yeux&lt;br /&gt;au ciel ou bien&lt;br /&gt;au plafond parce&lt;br /&gt;que les cieux, de&lt;br /&gt;nos jours, restent&lt;br /&gt;bien mystérieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas évident que ce soit mieux ainsi mais c’est l’évolution ; c’est ce que disent les journaux télévisés.&lt;br /&gt;Lui, il attend le silence. Il voudrait bien que le silence passe de temps en temps en bas de chez lui. Une nouvelle ligne d’autobus en quelque sorte. Mais des bus, il n’en passe plus. L’essence coûtait trop cher et ces gens-là n’avaient pas vraiment besoin de prendre le bus. Quand on n’a pas de travail, on reste chez soi et puis voilà. C’est ce qu’ont dit les pouvoirs publics. Il y a la télévision et le spectacle de la rue : des scènes de vie en retransmission permanente depuis son balcon. Pourtant lui, il n’en veut plus de ces morceaux vivants d’urbanisme saturé. Quarante ans de pratique quotidienne, ça finit par lasser. Lui, c’est le silence qu’il attend. Parce qu’il l’aime et parce qu’on le lui a promis, aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela remonte à 1974 ; et alors ? Une promesse reste une promesse, elle n’a pas d’âge ni de date limite de conservation. Lorsque son épouse a cassé sa pipe, il a eu sa première dose de silence. Cinquante ans de jactances et de péroraison perpétuelle qui cessent, ça vous change un homme. Il l’a tellement aimé ce calme qu’il en est devenu dingue. Depuis, il en redemande, comme un camé court après sa dose. C’est une soupape de sécurité, une bonbonne d’oxygène. Du silence ou la mort, du silence ou la folie, du silence ou la vengeance.&lt;br /&gt;Et tant pis pour les gamins. Ceux du quartier, ceux des voisins. Ces gamins qui restent en bas des immeubles et qui discutent. Oh c’est vrai, ils ne font rien de mal. Mais ils écoutent de la musique, ils rient, ils chantent, ils sifflent. Ils s’installent sur la voie où passaient les autobus, autrefois. Maintenant le goudron se craquelle à cet endroit et les mauvaises herbes y jouent des coudes. Tant pis pour ces gamins qui vont payer les pots cassés. Du silence, à défaut d’autobus. Du silence, ou il va sortir son flingue...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-6534052472092839297?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/6534052472092839297/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=6534052472092839297' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/6534052472092839297'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/6534052472092839297'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/06/autobus-silencieux.html' title='Autobus silencieux'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-4560278355644969110</id><published>2008-06-23T08:28:00.001+02:00</published><updated>2008-06-23T08:30:32.405+02:00</updated><title type='text'>Tulipes pour le mendiant</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Des tulipes pour le mendiant et des coups de boutoir sur le cul du chien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pouilleux,&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;                    poules,&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;                                    poulets sans képi&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;qui bayent aux corneilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où sont les cent thons,&lt;br /&gt;Où sont les cent tonnes,&lt;br /&gt;Où sont les sans tons ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette ville craque comme du verre, se brise comme du chocolat resté trop longtemps au réfrigérateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dehors la nuit me déglutit et&lt;br /&gt;je tâtonne d’humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-4560278355644969110?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/4560278355644969110/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=4560278355644969110' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/4560278355644969110'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/4560278355644969110'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/06/tulipes-pour-le-mendiant.html' title='Tulipes pour le mendiant'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-8187971741637643297</id><published>2008-06-20T08:04:00.000+02:00</published><updated>2008-06-20T08:05:23.522+02:00</updated><title type='text'>Fleuve d'éternités</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Fontaines de jouvence aux profils babyloniens, je vous regarde en prenant garde ne pas tomber dans la contemplation.&lt;br /&gt;Le long du large fleuve aux rayures dorées, les plantes ont poussé sur une terre gavée des meilleurs engrais. Il en sort des trois mille dessous, en trajectoires obliques un jour et circulaires le lendemain. Les silhouettes humaines sont posées là comme par inadvertance, une distraction dans le jeu des Dieux.&lt;br /&gt;Et je me demande encore à quel moment je suis arrivé ici, moi qui ai tout oublié de ma précédente vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-8187971741637643297?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/8187971741637643297/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=8187971741637643297' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/8187971741637643297'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/8187971741637643297'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/06/fleuve-dternits.html' title='Fleuve d&apos;éternités'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-8458848727664900570</id><published>2008-06-19T06:16:00.000+02:00</published><updated>2008-06-19T06:17:49.526+02:00</updated><title type='text'>L'enfant sur cette photo</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ignore si l’enfant qui est sur cette photo a eu la vie qu’il méritait. Ou alors celle qu’il devait avoir.&lt;br /&gt;Sur ce cliché, il se tient debout dans la cuisine et ses joues sont gonflées d’air. Ses yeux pétillent sous sa tignasse bien éduquée. Posé sur la table ronde au revêtement blanc, le gâteau d’anniversaire. Sur le dessus, l’inscription à la nougatine indique : « 10 ans ». Tout un symbole : il quitte le monde des enfants dont l’âge s’exprime en chiffres pour entrer dans celui des nombres, dans celui des adultes.&lt;br /&gt;Il semble heureux. Son anniversaire coïncide avec l’arrivée de l’été et des vacances scolaires. Deux mois de liberté pour oublier les bancs de l’école.&lt;br /&gt;Sur cette photo, l’enfant semble partagé entre l’insouciance et la noirceur des années à venir. Il s’inquiète déjà pour la suite ; mais il essaye de le cacher. C’est un enfant en avance sur son âge, déjà bien au fait des problématiques des adultes. C’est un enfant dont on a volé l’innocence en lui racontant qu’il aurait la vie qu’il méritait; celle d’un homme, d’un vrai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-8458848727664900570?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/8458848727664900570/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=8458848727664900570' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/8458848727664900570'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/8458848727664900570'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/06/lenfant-sur-cette-photo.html' title='L&apos;enfant sur cette photo'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-8613889981126050172</id><published>2008-06-18T08:10:00.001+02:00</published><updated>2008-06-18T08:10:52.236+02:00</updated><title type='text'>Au stade, en 2011</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour assister à un match de football en 2011, avant d’entrer dans le stade, il faut subir :&lt;br /&gt;- un contrôle d’identité&lt;br /&gt;- un contrôle d’alcoolémie&lt;br /&gt;- un contrôle de produits stupéfiants&lt;br /&gt;- un contrôle de taux de cholestérol&lt;br /&gt;- un contrôle rétinien&lt;br /&gt;- un contrôle technique de son véhicule&lt;br /&gt;- un contrôle des impôts&lt;br /&gt;- un contrôle URSSAF&lt;br /&gt;- un contrôle de mathématiques&lt;br /&gt;- un contrôle de son sac à dos&lt;br /&gt;- un contrôle de ses chaussures&lt;br /&gt;- un contrôle de l’haleine&lt;br /&gt;- un contrôle du volume sonore&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle joie d’aller au stade en 2011 !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-8613889981126050172?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/8613889981126050172/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=8613889981126050172' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/8613889981126050172'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/8613889981126050172'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/06/au-stade-en-2011.html' title='Au stade, en 2011'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-6235031720346340103</id><published>2008-06-17T08:15:00.000+02:00</published><updated>2008-06-17T08:16:23.565+02:00</updated><title type='text'>Soleil d'aout</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le soleil d’août réchauffe nos cœurs endormis. Ses rayons bienveillants surfent doucement sur les toits tombés du lit. Les paupières d’ardoises sont encore lourdes d’un trop long sommeil.&lt;br /&gt;Cette chaleur matinale ne nous accable pas, elle nous laisse le temps de nous habituer, de nous préparer. La journée va être longue et la lumière d’été si ardemment désirée va jouer son rôle de marque. Lorsque nous marcherons dans la rue, nous réaliserons que nous avons basculé en août. Et avec un peu de chance reviendront dans nos mémoires quelques senteurs vieilles de vingt ans ou plus ; celles des mois d’août de nos enfances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-6235031720346340103?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/6235031720346340103/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=6235031720346340103' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/6235031720346340103'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/6235031720346340103'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/06/soleil-daout.html' title='Soleil d&apos;aout'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-2992682957581984717</id><published>2008-06-16T08:24:00.002+02:00</published><updated>2008-06-16T08:29:21.635+02:00</updated><title type='text'>Fantomatique discussion</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- D’après vous, qu’est ce qui est le plus embêtant pour un fantôme ?&lt;br /&gt;- Quelle question !&lt;br /&gt;- Voyons, c’est simple… Et je ne suis pas chien, je vous laisse réfléchir. Cela nous prouvera en plus que vous n’êtes pas un vampire…&lt;br /&gt;- Pardon ?&lt;br /&gt;- Un vampire… Dracula, les Carpates, les dents qui s’enfoncent dans les cous blancs des jeunes filles en fleurs.&lt;br /&gt;- C’est de Proust ?&lt;br /&gt;- Ah non, Dracula c’est de Bram Stoker. Mais cela ne répond pas à ma question.&lt;br /&gt;- Sur les fantômes ?&lt;br /&gt;- Précisément…&lt;br /&gt;- Et bien j’avoue que je n’ai pas souvent rencontré de fantôme.&lt;br /&gt;- C’est fâcheux. Car cela vous aurait été utile pour répondre.&lt;br /&gt;- Certes… Voyons voir… Le fantôme dont vous parlez hante t-il un château ?&lt;br /&gt;- Si vous le souhaitez. Mais ce n’est pas nécessaire.&lt;br /&gt;- C’est pour mieux me représenter la scène, vous comprenez… Alors je dirai qu’un fantôme qui ne ferait pas peur, ce serait drôlement embêtant.&lt;br /&gt;- Ah c’est étrange… J’aurais parié que vous répondriez "être enrhumé". Parce qu’un fantôme enrhumé, c’est drôlement plus ennuyeux qu’il n’y paraît, je vous assure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-2992682957581984717?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/2992682957581984717/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=2992682957581984717' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/2992682957581984717'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/2992682957581984717'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/06/fantomatique-discussion.html' title='Fantomatique discussion'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-3520041355045146857</id><published>2008-06-13T19:25:00.000+02:00</published><updated>2008-06-13T19:26:29.717+02:00</updated><title type='text'>Histoire de clé</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cet espace clos pourrait être une cellule.&lt;br /&gt;Mais il n’y a pas de verrou.&lt;br /&gt;Ce pourrait être un cachot.&lt;br /&gt;Mais il n’y a pas de murs.&lt;br /&gt;Il pourrait s’agir d’un abri.&lt;br /&gt;Mais rien n’y est rassurant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On attend dans un couloir à la moquette recouverte de taches suspectes. Dehors c’est la pleine lune, ici c’est le plein ennui.&lt;br /&gt;Face à soi, deux ascenseurs se font face. Parfois leurs mécanismes se mettent en branle. L’espoir renaît. On fixe l’écran indiquant les étages mais à chaque fois, ces maudits ascenseurs filent tout droit au lieu de s’arrêter au deuxième. Ils nous snobent de formidable façon. Alors on attend. Au loin retentissent les terribles éclats de la foule, ses furieuses victoires comme ses amères déceptions.&lt;br /&gt;Resté seul sur son tapis de jeu, l’enfant s’invente un monde de substitution. Pour rêver en couleurs, pour couver le réel et pour s’en faire une écharpe de soleil. Là où celui-ci ne vient jamais fourrer son nez, là où les clés ne sont jamais assez adaptées aux serrures interlopes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-3520041355045146857?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/3520041355045146857/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=3520041355045146857' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3520041355045146857'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3520041355045146857'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/06/histoire-de-cl.html' title='Histoire de clé'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-3881198525514105288</id><published>2008-06-12T20:17:00.000+02:00</published><updated>2008-06-12T20:18:26.985+02:00</updated><title type='text'>La der</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La der pourrait tomber un autre jour. Mais alors, ce ne serait plus la der. Ce pourrait être l’avant der, ou l’après der. Mais sûrement pas la der, parce que la der est unique.&lt;br /&gt;La der se consume à petit feu et avec une insolence un peu crâne. La der est la plus éphémère des temporaires, la plus éclatante des régulières. Il faudra l’attendre encore un an pour son prochain passage sur nos murs.&lt;br /&gt;La der va nous faire basculer de l’autre côté, sur la face orange et blanche. Mais il ne faut pas y attacher une trop grande importance. Car la der sait très bien jouer la star. Elle sait se faire désirer et lorsqu’elle est enfin là, elle se cache. Derrière un nuage trop épais, un arbre trop venté, une rivière trop furieuse. La der peut passer sa vie à se cacher, juste pour le plaisir de nous poser un lapin. Et lorsqu’on l’aperçoit enfin à la lueur de la pleine lune, il est déjà trop tard car la der se meurt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-3881198525514105288?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/3881198525514105288/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=3881198525514105288' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3881198525514105288'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3881198525514105288'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/06/la-der.html' title='La der'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-8935741310799986440</id><published>2008-06-11T19:53:00.000+02:00</published><updated>2008-06-11T19:54:18.630+02:00</updated><title type='text'>Trentaines</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Trente soldats partis au front, vers une région inconnue.&lt;br /&gt;Trente paires d’yeux qui hésitaient entre la peur et la résignation.&lt;br /&gt;Trente visages d’enfants encore boutonneux et lisses comme de la soie.&lt;br /&gt;Trente vies qui se sont arrêtées sur une plage grise qui puait la marée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trente ans plus tard, il ne reste que des souvenirs et les mots de ceux qui ont survécu, ailleurs.&lt;br /&gt;Trente coffres ou buffets, armoires ou bahuts, dans autant de demeures, maisons ou immeubles, fermes ou pavillons ; à la ville ou à la campagne.&lt;br /&gt;Trente familles qui évoquent le temps qui passe à la lueur crépitante du feu de cheminée ou à la lumière tamisée d’un lampadaire art déco.&lt;br /&gt;Trente morceaux de vie qui ont été choisis par les journalistes de la capitale, pour une exposition consacrée à la Plage.&lt;br /&gt;Trente dénominations différentes pour désigner celle qui a noyé des milliers de jeunes soldats en moins de cinq heures.&lt;br /&gt;Trente chaînes de télévision ou de radio dépêchées sur place pour les festivités.&lt;br /&gt;Trente comptes-rendus dans la presse du lendemain, relayés dans les pays voisins.&lt;br /&gt;Trente dignitaires au garde à vous devant la flamme du soldat inconnu.&lt;br /&gt;Trente trompettes et tambours qui retentissent dans le matin de novembre, faisant fuir les pigeons curieux.&lt;br /&gt;Trente encarts dans les journaux régionaux, ceux qu’on lit au café-bar sous les platanes, le matin, avec les vieux copains.&lt;br /&gt;Trente levées de coudes et haussements d’épaules parce qu’on ne peut rien faire d’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-8935741310799986440?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/8935741310799986440/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=8935741310799986440' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/8935741310799986440'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/8935741310799986440'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/06/trentaines.html' title='Trentaines'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-7623841894383263505</id><published>2008-06-10T19:42:00.001+02:00</published><updated>2008-06-10T19:43:44.206+02:00</updated><title type='text'>Petit roi et chevaliers</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Attablés sur un banquet qui coule sur l’horizon, les chevaliers s’endorment doucement. Après deux ans et sept mois de conquêtes sanglantes et de combats acharnés, ils estiment avoir gagné le droit au repos.&lt;br /&gt;Ce n’est pas tout à fait l’idée que s’en fait leur roi nouvellement installé sur le trône.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils ont œuvré pour lui, n’hésitant pas à se mouiller en son nom. Ils ont intrigué, manigancé, comploté, pour lui hisser cette couronne sur le sommet du crâne. Ils ont accompli de sales besognes, ils se sont compromis dans de sombres histoires de basse moralité. À aucun moment ils n’ont pensé à tout le tort que cela allait faire à leurs familles, à leurs amis. Ils n’ont agi que dans son intérêt à lui. En espérant quand même que leur champion allait leur renvoyer l’ascenseur une fois devenu roi. Comme si lancer des ignominies et  des calomnies pouvait s’excuser par des velléités de pouvoir et de reconnaissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le petit roi a tranché. Dès qu’il a reçu les pleins pouvoirs, il a pris son air dédaigneux et il a pressé le bouton rouge. Les chevaliers n’ont rien vu venir. Ils ont sauté l’un après l’autre comme de vulgaires bouchons de champagne. Et après, il ne restait plus rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-7623841894383263505?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/7623841894383263505/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=7623841894383263505' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/7623841894383263505'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/7623841894383263505'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/06/petit-roi-et-chevaliers.html' title='Petit roi et chevaliers'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-5489265681601711117</id><published>2008-06-09T19:40:00.001+02:00</published><updated>2008-06-09T19:40:55.336+02:00</updated><title type='text'>Totalité de bâtiments</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vers le bâtiment d’à-côté, il se passe des choses curieuses. Des troupes de personnes toutes plus bizarres les unes que les autres se bousculent devant le hall d’entrée. Cela se passe le samedi soir, à la tombée de la nuit. Au milieu de la cité, aux yeux de tous, malgré les oreilles que les infidèles tendent comme s’il s’agissait d’une obole. Et pendant ce temps, la statue attend, figée dans une posture inconfortable mais surtout incontournable. Les vestiges des gouvernements passés semblent devoir témoigner des interdictions qui ont aujourd’hui disparu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-5489265681601711117?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/5489265681601711117/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=5489265681601711117' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/5489265681601711117'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/5489265681601711117'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/06/totalit-de-btiments.html' title='Totalité de bâtiments'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-8906322311018487767</id><published>2008-06-06T08:15:00.000+02:00</published><updated>2008-06-06T08:16:15.314+02:00</updated><title type='text'>Repos de vaches</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un champ de maïs où dorment deux vaches sous un pont romain en ruine. Des chariots enflammés passent le pont-levis pour entrer dans la forteresse en similicuir. Les enfants s’y sont vautrés, l’esprit happé par le conflit israélo-palestinien. On peut voir les images en continu sur le grand écran qui dégueule les affrontements en direct 24 heures sur 24.&lt;br /&gt;D’autres pigeons préfèrent les salades de tomates qu’on sert jusque tard sur les terrasses du centre-ville. Là où les tables sont mal lavées et collent sous les doigts. À l’ombre des saules pleureurs qui vous font grâce de quelques poussières atmosphériques, il est temps de rêvasser, le cerveau embrumé par les abus de Chardonnay.&lt;br /&gt;C’est ainsi que les chauffeurs de bateaux-mouches creusent leur chemin à travers la Seine saturée de monde. Les degrés s’accumulent plus vite que les dollars, le climat se détraque plus vite que ne s’endorment les vaches. Et dans les nuages verts rejetés par les crachins industriels, le visage du pape est hué par les hordes fanatiques prêtes à s’entre déchirer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-8906322311018487767?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/8906322311018487767/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=8906322311018487767' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/8906322311018487767'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/8906322311018487767'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/06/repos-de-vaches.html' title='Repos de vaches'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-4708312842186870262</id><published>2008-06-05T08:35:00.000+02:00</published><updated>2008-06-05T08:36:16.882+02:00</updated><title type='text'>Accrocs à la colle</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ils ont avalé de la colle, même pas liquide. C’est d’un brugnon de colle qu’il s’agit. Un peu rond et aux reflets ambrés, avec un noyau trop dur et trop collant pour être avalé. Mais la pulpe et le cartilage de la colle sont descendus dans leurs intestins, en laissant quelques bouts sur l’œsophage. Cela fait maintenant deux heures qu’ils ont ingéré le produit. Et ils commencent à peine à adhérer aux murs et aux plafonds. Juste en y posant leurs mains et leurs pieds. Le plus naturellement du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-4708312842186870262?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/4708312842186870262/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=4708312842186870262' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/4708312842186870262'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/4708312842186870262'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/06/accrocs-la-colle.html' title='Accrocs à la colle'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-4960928477246616994</id><published>2008-06-04T08:14:00.002+02:00</published><updated>2008-06-05T08:35:31.716+02:00</updated><title type='text'>Pluie de décombres</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il pleut sur la table de la cuisine.&lt;br /&gt;Il pleut des gens, des silhouettes ankylosées aux membres saillants.&lt;br /&gt;Il pleut des rivières d’intestins et des truites indigestes.&lt;br /&gt;Il pleut des écorces d’acajou qui ont viré au blanc, des boyaux lie-de-vin aux extrémités molles.&lt;br /&gt;Il pleut de l’herbe verticale et jaunie qui se plante sur les fauteuils du salon.&lt;br /&gt;Il pleut des globes oculaires qui rebondissent avec des « ploc » mous.&lt;br /&gt;Il pleut des roues de voitures crevées.&lt;br /&gt;Il pleut des tuiles sans araignée et des mousses sans acariens.&lt;br /&gt;Il pleut un peu partout sauf dans ma tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-4960928477246616994?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/4960928477246616994/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=4960928477246616994' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/4960928477246616994'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/4960928477246616994'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/06/pluie-de-dcembre.html' title='Pluie de décombres'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-8896541647729608649</id><published>2008-06-03T08:22:00.001+02:00</published><updated>2008-06-03T08:23:42.457+02:00</updated><title type='text'>Porte close</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La porte est close et rien ne sert d’insister sur la poignée. On sonne mais rien ne vient, personne ne répond. La porte est close et je suis enfermé à l’extérieur. C’est un étrange matin, façon négatif de photo un peu humide. Les coins ont tendance à se corner, à se retourner. Derrière cette porte close, il y a une pièce vide qui sent le renfermé. Un tapis élimé et qui collectionne les vieilles taches. Des fenêtres qui ne jointent plus très bien. Et un carton volumineux avec des tonnes de photos en noir et blanc à l’intérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des promenades à cheval dans les montagnes, les levers de soleil sur la jetée d’un port, une descente en ski qui n’en finit plus, un train que l’on attend et qui ne s’arrête pas, une autoroute dont on ne peut plus s’échapper, des diplômes dont on a oublié le goût à force de mâcher du calendrier sec, des disques vinyles de couleur vert pomme, des téléphones qu’on balance à travers des fenêtres invisibles, des prisons sans murs ni serrures mais qui oppressent nuit et jour, des matches de football sur du goudron, des concours de saut dans une rivière trop froide, des accords de guitare au fond d’une salle de classe, un réveil sur le sable frais face à la mer, des jardins climatiques où l’on se perd avec plaisir, des avions qui décollent et qui se posent sur une piste au milieu du néant, des bateaux pneumatiques qui maintiennent la tête sous l’eau, des ruades endiablées et des coups de sabot en l’air, des lettres imbéciles et des réactions oubliées, des feux d’artifice et des rires qui ne s’arrêtent plus, des hontes un peu trop furieuses, des bougies qui se consument trop vite, des soirées qui nous échappent en nous glissant des doigts, des concours de bille sous les sapins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a rien d’autre derrière cette porte close.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-8896541647729608649?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/8896541647729608649/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=8896541647729608649' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/8896541647729608649'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/8896541647729608649'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/06/porte-close.html' title='Porte close'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-2008046463424599265</id><published>2008-06-02T08:31:00.000+02:00</published><updated>2008-06-02T08:33:47.461+02:00</updated><title type='text'>L'île bleue</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Même en fermant les yeux, la lumière parvient à se frayer un chemin. Elle se colle au fond de nos paupières et agite un voile rouge bien chaud.&lt;br /&gt;Trois chaises en osier par personne, c’est le quota pour être en règle dans le coin. Sur la terrasse de l’unique bar-restaurant de l’île, les alignements bleus de l’osier ne restent pas longtemps ordonnés.&lt;br /&gt;Une route qui a peut-être été goudronnée il y a longtemps de ça, mais qui est devenue une piste sèche et poussiéreuse.&lt;br /&gt;Et en haut de la colline aux arbustes couchés par le vent, un cimetière abandonné de tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-2008046463424599265?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/2008046463424599265/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=2008046463424599265' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/2008046463424599265'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/2008046463424599265'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/06/lle-bleue.html' title='L&apos;île bleue'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-2280972247412650157</id><published>2008-05-30T08:03:00.001+02:00</published><updated>2008-05-30T08:03:44.536+02:00</updated><title type='text'>Ces chiens-là</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un chien m’a attaqué ce matin. C’est la première fois qu’un tel événement se produit. D’habitude les chiens viennent toujours vers moi en remuant la queue pour me faire la fête. Même les gros molosses aux mines patibulaires deviennent tout miel avec moi. J’ignore la raison d’un tel succès auprès de la race canine. Mais ce matin, à 5h14, un chien sombre m’a mordu le mollet dans une ruelle étroite. C’était la première fois que je passais à cet endroit à une heure pareille. Et je crois bien que ces chiens-là n’aiment pas trop qu’on bouscule leurs habitudes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-2280972247412650157?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/2280972247412650157/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=2280972247412650157' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/2280972247412650157'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/2280972247412650157'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/05/ces-chiens-l.html' title='Ces chiens-là'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-4652968655789724755</id><published>2008-05-29T08:07:00.001+02:00</published><updated>2008-05-29T08:08:28.814+02:00</updated><title type='text'>Après tout ce temps passé à observer cette façade</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Après tout ce temps passé à observer cette façade, je viens de trouver ce qui me choquait.&lt;br /&gt;Entre les fenêtres du deuxième et du troisième étage, sous les bacs à fleurs installés au centre, il y a une poignée de porte. De l’endroit où je suis assis – dans la cuisine- la poignée est presque dissimulée par le toit qui sépare cet immeuble du mien. C’est une poignée de porte tout ce qu’il y a de plus banal, comme on en utilise tous les jours. La seule différence ici, c'est qu'il n’y a pas de porte mais une façade. Et qui sait ce que l’on va trouver de l’autre côté, une fois la poignée tournée et la façade ouverte ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-4652968655789724755?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/4652968655789724755/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=4652968655789724755' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/4652968655789724755'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/4652968655789724755'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/05/aprs-tout-ce-temps-pass-observer-cette.html' title='Après tout ce temps passé à observer cette façade'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-7741956153104650764</id><published>2008-05-28T08:18:00.000+02:00</published><updated>2008-05-28T08:19:01.299+02:00</updated><title type='text'>Geyser 74</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est un geyser de lumière. Un de ceux qui peuvent allumer le ciel une nuit d’hiver. Avec son cortège d’explosions et de fusées, de serpentins lumineux et de phares alternatifs. Un absolu de furie et de lux, une avalanche de flammes dignes des plus terrifiants incendies.&lt;br /&gt;Il monte au-dessus des toits et des immeubles, au-delà des collines fleuries et des montagnes enneigées. Il illumine les sentiers et les routes départementales, les chemins de traverse comme les autoroutes. Il jette un éclat éblouissant sur une immense boussole qui revient hanter son esprit avec une régularité entêtante.&lt;br /&gt;Les luminescences se teintent de fantasmagories arc-en-ciel en traversant l’espace d’une région abandonnée des siens. Là ne poussent plus que les reflets ramollis d’un passé qui a dépéri. Des souvenirs passés à la moulinette géographique et envolés vers d’autres cieux pour y conjuguer un étonnant présent. Des grains de sable rouge et noir, voilà tout ce qu’il en reste. Et même plongée en pleine lumière, l’autoroute paraît bien morne sous la pluie de septembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-7741956153104650764?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/7741956153104650764/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=7741956153104650764' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/7741956153104650764'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/7741956153104650764'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/05/geyser-74.html' title='Geyser 74'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-3276875514615060454</id><published>2008-05-27T06:35:00.000+02:00</published><updated>2008-05-27T06:36:41.988+02:00</updated><title type='text'>Impressions hors saison</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Terrasse d’été un matin de printemps. Au milieu d’une plaine verte et blanche au cœur des Pyrénées. Un village qui survit neuf mois par an puis qui doit faire le plein de touristes les trois mois restant. L’altitude se rappelle aux clients qui ont gardé un pull-over sur leurs épaules. Derrière eux, sur un chemin de randonnée, des chevaux partent en promenade, montés par des citadins en mal d’aventures. Dans les cuisines on fait chauffer l’huile pour les fritures et dans un coin du bar, un poste de télévision diffuse la retransmission d’une course hippique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-3276875514615060454?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/3276875514615060454/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=3276875514615060454' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3276875514615060454'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3276875514615060454'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/05/impressions-hors-saison.html' title='Impressions hors saison'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-5083046341898117042</id><published>2008-05-26T08:25:00.000+02:00</published><updated>2008-05-26T08:29:05.492+02:00</updated><title type='text'>Traces sur le muret</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La limace a laissé une trace graisseuse noire sur le muret de pierres. À l’endroit où les enfants avaient disposé des petits cailloux brûlants de soleil, il ne reste que des taches noires et humides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vent s’est levé et a dissipé une poignée de nuages indisciplinés. La pluie a menacé un instant, mais elle a changé de direction. La mer, elle, est restée de marbre face aux hésitations des cieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le muret de pierres, le soleil a joué une sorte de cache-cache intemporel, faisant apparaître et disparaître des ronces dissimulées dans la pierre. La limace est partie sans laisser d’adresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-5083046341898117042?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/5083046341898117042/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=5083046341898117042' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/5083046341898117042'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/5083046341898117042'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/05/traces-sur-le-muret.html' title='Traces sur le muret'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-4508190330213257598</id><published>2008-05-23T08:31:00.000+02:00</published><updated>2008-05-23T08:32:45.615+02:00</updated><title type='text'>Henri et la balançoire</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En regardant la balançoire, Henri pensa qu’il faudrait faire quelque chose. Une petite fille était assise sur la planche vermoulue et elle se balançait d’avant en arrière, le regard accroché à une parenthèse vespérale. Son petit front blanc était barré par une grosse veine disproportionnée sur un aussi petit visage. Henri eut le réflexe de lui sourire, mais la petite fille ne pouvait pas le voir. Pourtant, il devait faire quelque chose car cette balançoire menaçait de s’écrouler. Ses cordes étaient à moitié mâchées et la branche de l’arbre sur le point de s’arracher.&lt;br /&gt;S’il n’intervenait pas, Henri savait que la petite fille risquait de tomber et de se blesser sur les cailloux. À ses pieds, il avait déposé sa trousse à outils : tout ce qu’il fallait pour refaire une solide balançoire sur une autre branche. Pourtant, Henri ne bougea pas d’un pouce. Pas avant que l’une des cordes ne soit tout à fait effilochée. Et que déstabilisée, la petite fille ne tombe lourdement au sol. Là, enfin, lorsque les premiers pleurs montèrent de la gorge soyeuse, Henri attrapa sa trousse à outils et marcha vers un nouvel arbre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-4508190330213257598?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/4508190330213257598/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=4508190330213257598' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/4508190330213257598'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/4508190330213257598'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/05/henri-et-la-balanoire.html' title='Henri et la balançoire'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-3017706298390689756</id><published>2008-05-22T23:28:00.000+02:00</published><updated>2008-05-23T08:31:09.549+02:00</updated><title type='text'>La découverte du bout du monde</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au bout du monde, elle a trouvé un calendrier en carton. Quelques dates y étaient soulignées en rouge, d’autres y étaient entourées de noir. C’était un calendrier des postes un peu jauni, mais elle a pu y déchiffrer la date ; 1968 : sa date de naissance. Une drôle de coïncidence, quelque chose d’un peu déstabilisant aussi. Elle était partagée entre l’exaltation et la colère. Il y avait un peu de déception aussi mais trois fois rien, vraiment pas grand-chose. Et ce calendrier, posé par terre exactement au bout du monde. Avec le vide intersidéral juste un mètre plus loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-3017706298390689756?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/3017706298390689756/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=3017706298390689756' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3017706298390689756'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3017706298390689756'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/05/la-dcouverte-du-bout-du-monde_23.html' title='La découverte du bout du monde'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-1444128060309567359</id><published>2008-05-21T13:19:00.000+02:00</published><updated>2008-05-21T13:21:53.551+02:00</updated><title type='text'>Vinaigre vengeur</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Difficile de dire si tout est vraiment parti de cette tache sur le pantalon. Difficile de le croire, aussi. Et pourtant, les faits sont là.&lt;br /&gt;Il s’était renversé par inadvertance du vinaigre de Xérès sur son pantalon. Il pensait à autre chose et il avait les mains pleines. C’était le milieu de la journée et il fallait affronter les hordes du public toujours plus nombreux. Les charmes du centre commercial, un vendredi de pluie. Dans son sac, l’équipement pour manger entre deux réunions et deux boutiques. Un sandwich emballé dans du papier sulfurisé, une salade toute prête conditionnée dans une assiette en plastique et des couverts jetables. Sans oublier l’objet du délit : la petite fiole de vinaigre de Xérès.&lt;br /&gt;La suite de l’histoire ressemble à une mauvaise blague. Une maladresse, des doigts qui se croisent sans rien attraper et un sombre résultat qui grossit au fur et à mesure qu’il s’imprègne sur le tissu gris du pantalon. À cet instant, si rien n’est encore perdu, on en prend tout de même le chemin. Parce que l’homme connaît son épouse, ses petites manies et ses combats de ménagère. Il sait que la partie va être difficile dès qu’il va rentrer chez lui ce soir. Mais à cet instant précis, il ne se doute pas de l’avalanche de conséquences qui va lui dégringoler sur la tête.&lt;br /&gt;Car en moins de six mois à compter de cette date qui va faire tache dans son existence, l’homme infortuné va connaître :&lt;br /&gt;- un licenciement sec pour faute lourde&lt;br /&gt;- un divorce pas du tout à l’amiable&lt;br /&gt;- une banqueroute et la privation de ses biens&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans six mois, cet homme sera devenu un clochard place St Sulpice, tout ça à cause d’une simple tache de vinaigre sur son pantalon. Difficile à croire, et pourtant…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-1444128060309567359?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/1444128060309567359/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=1444128060309567359' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/1444128060309567359'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/1444128060309567359'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/05/vinaigre-vengeur.html' title='Vinaigre vengeur'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-1634056137572323184</id><published>2008-05-20T08:24:00.001+02:00</published><updated>2008-05-20T08:26:00.367+02:00</updated><title type='text'>L'instant de ville</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il n’y a qu’à cet instant que la ville devient vivable. Cinq heures du matin et quelques minutes déjà qui s’égrènent autour du cadran du réveil. La tête encore accaparée à un sommeil où l’on assistait au remorquage d’une voiture ayant sauté d’un pont.&lt;br /&gt;Dehors la nuit est encore bien collante et les lumières des éclairages publics quadrillent le quartier. Les camions poubelles sont absents, de même que les voitures des premiers travailleurs. Rien ne s’est encore mis en route et ce qui domine, c’est le silence. C’est maintenant qu’il faut descendre dans la rue et profiter de la ville. Malgré le fait qu’on ne va pas être seul, qu’on ne peut pas être seul. C’est la malédiction de la cité moderne. Cette condamnation à perpétuité au collectif. Même si le réveil indiquait deux heures de moins, il y aurait toujours une ou deux voitures, un bruit lointain mais bien présent. Le bruit de l’être aux tissus flasques d’industrialisation. C’est elle, la ville. Celle qui ne s’arrête pas et qui produit sans cesse ses aberrations chromatiques et ses cornichons atmosphériques qui puent le vert des colorants.&lt;br /&gt;À cette heure, la plupart de ses rejetons dorment encore en s’imaginant pouvoir lui échapper, un jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-1634056137572323184?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/1634056137572323184/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=1634056137572323184' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/1634056137572323184'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/1634056137572323184'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/05/linstant-de-ville.html' title='L&apos;instant de ville'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-9109737137966002555</id><published>2008-05-19T06:38:00.001+02:00</published><updated>2008-05-19T06:38:55.422+02:00</updated><title type='text'>L'île du bleu et du blanc</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bleu par inadvertance et blanc par obligation. Bleu par croyance et blanc par symbolisme. On pourrait penser que cette île n’est qu’un choix parmi deux possibilités intimement imbriquées. À l’écart des modes, à l’opposé des fêtes de méditerranée. Une île volcanique qui montre les griffes quand on la prend un peu trop longtemps pour un gentil toutou. C’est alors que sort le rouge ; sang et tripes mêlés depuis les profondeurs jusqu’au soleil levant. N’en déplaise aux mouettes contrariées, il n’y a pas que du bleu et du blanc. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-9109737137966002555?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/9109737137966002555/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=9109737137966002555' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/9109737137966002555'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/9109737137966002555'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/05/lle-du-bleu-et-du-blanc.html' title='L&apos;île du bleu et du blanc'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-6390872638003584346</id><published>2008-05-16T06:53:00.000+02:00</published><updated>2008-05-16T06:54:11.838+02:00</updated><title type='text'>L'heure du thé</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est une tuerie chocolatée. Une de celles que l’on convie chez soi pour le goûter. Il y a déjà trois grand-mères très dignes, britanniques jusqu’au dentier. Elles ont sorti la porcelaine du mariage et la jupe du dimanche. Attablées autour du service à thé, elles rient avec une discrétion étudiée. Personne ne pourrait les soupçonner de quoi que ce soit de mal. Qui pourrait bien les imaginer, la jupe remontée sur le haut des cuisses, une tronçonneuse ensanglantée entre les mains. Qui serait assez dingue pour les imaginer, le visage déformé par une haine meurtrière et sauvage ? Ah, c’est que le thé cache bien son jeu… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-6390872638003584346?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/6390872638003584346/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=6390872638003584346' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/6390872638003584346'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/6390872638003584346'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/05/lheure-du-th.html' title='L&apos;heure du thé'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-7918299516893506686</id><published>2008-05-15T08:26:00.001+02:00</published><updated>2008-05-15T08:27:38.249+02:00</updated><title type='text'>Hospice</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À l’hospice, il regarde passer les voitures. Certaines roulent vite, malgré l’agglomération et les panneaux marqués « 50 ». Les chiens errants n’osent pas se lancer dans une traversée devenue hypothétique. Il y a bien la boucherie de l’autre côté de la rue, mais…&lt;br /&gt;À l’hospice, les journées sont longues, surtout l’été. Les séries indigestes se succèdent sur l’écran de télévision de la salle commune. Dehors, à quelques mètres des vitres, les moteurs des climatiseurs vrombissent doucement. Dans la moiteur de l’après-midi, le vieil homme regarde au loin les vignes qui rougissent, les vignes qui respirent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-7918299516893506686?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/7918299516893506686/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=7918299516893506686' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/7918299516893506686'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/7918299516893506686'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/05/hospice.html' title='Hospice'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-2813002256509559171</id><published>2008-05-14T08:02:00.000+02:00</published><updated>2008-05-14T08:04:15.585+02:00</updated><title type='text'>Chimpanzé du matin</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un chimpanzé engoncé dans un costume croisé de coupe italienne. Au début, on a l’impression de rêver ou d’être devenu fou. Ce qui revient à peu près au même.&lt;br /&gt;Le primate est négligemment appuyé contre un lampadaire et il tire sur une cigarette de marque orientale. Ses yeux sont piqués de rouge, comme s’il avait passé la nuit à téter du whisky au bar du coin. Mais après tout, pourquoi pas ?&lt;br /&gt;Je le regarde sans trop m’attarder car l’horloge de l’église sonne sept heures et la rue est vide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-2813002256509559171?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/2813002256509559171/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=2813002256509559171' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/2813002256509559171'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/2813002256509559171'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/05/chimpanz-du-matin.html' title='Chimpanzé du matin'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-8924094279221626300</id><published>2008-05-13T13:44:00.001+02:00</published><updated>2008-05-13T13:46:03.298+02:00</updated><title type='text'>Plus de 14 juillet</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette année, il n’y aura pas de 14 juillet. La décision est venue du gouvernement temporaire, relayée hier soir par les principales chaînes de télévision.&lt;br /&gt;Le 14 juillet a été déclaré nul et non avenu. Seuls les Champs Elysées ont boycotté la décision entérinée par vote ministériel. Huit voix pour, quatre contre et deux abstentions ; selon les organes de communication de l’état.&lt;br /&gt;Il a fallu réimprimer en urgence plusieurs millions de calendriers et d’agendas. Et en plus de ne pas avoir de 14 juillet, les imprimeurs ont dû travailler les dimanches pour être prêts à temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-8924094279221626300?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/8924094279221626300/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=8924094279221626300' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/8924094279221626300'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/8924094279221626300'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/05/plus-de-14-juillet.html' title='Plus de 14 juillet'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-5672847448722186987</id><published>2008-05-12T21:44:00.000+02:00</published><updated>2008-05-12T21:45:29.390+02:00</updated><title type='text'>Gare aux spectacles</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quantité de trains entrent en gare, mais très peu en ressortent. Deux, peut-être trois, pour à peine cent entrants. Certains prétendent même que plus aucun n’en ressort. Les spectateurs allongés sur le quai ont fini par se lasser et se détourner du spectacle. On ne vient plus à la gare pour se distraire, ni pour assouvir ses fantasmes honteux de voyages impossibles. Alors on continue de venir, pour faire semblant. À l’image de la maîtresse qui hurle pour tromper l’ennui de son mari. Mais les gares ne sont plus ce qu’elles étaient et elles s’évanouissent l’une après l’autre dans les brumes des imaginaires dépassés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-5672847448722186987?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/5672847448722186987/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=5672847448722186987' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/5672847448722186987'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/5672847448722186987'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/05/gare-aux-spectacles.html' title='Gare aux spectacles'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-4946554622944731664</id><published>2008-05-11T23:39:00.001+02:00</published><updated>2008-05-12T21:41:49.063+02:00</updated><title type='text'>Déjeuner vert blanc noir</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une planche de trois centimètres d’épaisseur, posée en équilibre sur deux tréteaux  en aggloméré. Une bande de papier d’emballage en guise de nappe. Quelques assiettes en carton lestées de chips au vinaigre. Une pile de gobelets en plastique blanc recyclable. Des couverts en plastique qu’un élastique épais tient en respect. Des boîtes de sardines à l’huile alignées sur la planche. Une tous les cinquante centimètres.&lt;br /&gt;Un carton est posé sur l’herbe, à l’ombre des tréteaux. À l’intérieur, six bouteilles de vin de pays en conditionnement de gros.&lt;br /&gt;Il y a des chaises de jardin qui sont renversées sur la pelouse.&lt;br /&gt;Des draps de lit qui sèchent sur un fil en nylon et où le vent s’engouffre en soufflant sa colère. Mais il n’y a personne autour. Toutes les fenêtres de la maison sont ouvertes en grand et les courants d’air font claquer les portes. Derrière la colline, les nuages sont noirs et se découpent en gras sur le ciel gris. On entend les grondements du tonnerre qui se rapprochent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-4946554622944731664?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/4946554622944731664/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=4946554622944731664' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/4946554622944731664'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/4946554622944731664'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/05/djeuner-vert-blanc-noir.html' title='Déjeuner vert blanc noir'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-1516382750627032520</id><published>2008-04-23T09:26:00.000+02:00</published><updated>2008-04-23T09:27:17.849+02:00</updated><title type='text'>Fait divers sur le chemin goudronné</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sur le chemin goudronné, on a retrouvé des souvenirs. Ils étaient tous ensemble, éparpillés sur moins de deux mètres de distance. Immobilisés entre un poteau électrique et un platane au tronc tordu. Les gyrophares de la police tournaient avec mollesse, la faute au brouillard qui collait aux semelles. Déjà une meute de journalistes se pressait, appareils photos en bandoulière. Il y avait là quelques badauds dont on essayait de contenir la curiosité. Et sur toutes les lèvres, la même question : peut-il s’agir d’authentiques souvenirs d’enfance ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-1516382750627032520?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/1516382750627032520/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=1516382750627032520' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/1516382750627032520'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/1516382750627032520'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/04/fait-divers-sur-le-chemin-goudronn.html' title='Fait divers sur le chemin goudronné'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-6658022514177130252</id><published>2008-04-22T08:19:00.001+02:00</published><updated>2008-04-22T08:22:00.178+02:00</updated><title type='text'>Rue altenative</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et si les rues s’effaçaient, d’un coup d’ardoise magique que l’on secoue ? Ces murs et ces briques alignées, fainéantes jusqu’à l’excès : à quoi bon ? Les joueurs de guitare installés dans le métro, les chiens d’aveugles en grève, les policiers municipaux au chômage, les horodateurs en panne, les épiciers de quartier devant leurs étals vides… Panorama alternatif d’un quotidien un peu trop lisse.&lt;br /&gt;Fermer la fenêtre des courants parallèles pour éviter le débordement. Brouiller la réception des téléviseurs et surtout ne pas gérer la colère ménagère. Laisser les papiers d’emballage s’accumuler sur les rebords des fenêtres. Interdire aux rats de croquer dans les pommes qui ont fui le marché du samedi matin pour se réfugier dans les caniveaux. Ignorer les adolescents masqués aux pantalons trop larges qui bombent les façades de messages colorés. Et avoir cette petite musique bien calée sur la partition principale qu’on se colle au fond de la tête. Ne pas avoir à fermer les yeux pour sentir se dissiper les rebuts industriels d’une mégalopole baleine, citadine à la dérive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-6658022514177130252?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/6658022514177130252/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=6658022514177130252' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/6658022514177130252'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/6658022514177130252'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/04/rue-altenative.html' title='Rue altenative'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-3203960635439713145</id><published>2008-04-21T08:21:00.001+02:00</published><updated>2008-04-21T08:23:17.891+02:00</updated><title type='text'>République bananière</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La république bananière est dans une impasse. De tous côtés, de chaque face, sous chaque sabot de cheval, partout : des grains de sable à profusion. Du sable rose jusqu’à l’étouffement oculaire avec en arrière plan du vent et de l’eau, quelque part entre le bleu et le vert. Tiercé maladif aux oscillations inadéquates, voilà un triangle des Bermudes qui porte les pantalons longs au plus fort de l’été.&lt;br /&gt;La république bananière est dans le pétrin. Car en dehors des cocotiers, l’île ne vit d’aucune récolte. Une lointaine volonté politique d’échapper à la réalité économique et à l’invasion touristique. Juste des cocotiers, à perte de vue. De quoi déprimer même le plus angoissé des costumes cravates de la Défense.&lt;br /&gt;Et si ça ne suffit pas, il reste l’anthropophagie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-3203960635439713145?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/3203960635439713145/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=3203960635439713145' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3203960635439713145'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3203960635439713145'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/04/rpublique-bananire.html' title='République bananière'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-3831418234961210877</id><published>2008-04-18T08:18:00.001+02:00</published><updated>2008-04-18T08:20:35.982+02:00</updated><title type='text'>Un fou de régime</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans l’escalier lié, le fou à lier fait tout un foin. Il faut dire qu’il a de quoi rendre fou cet escalier. C’est une succession de marches jumelles, à la manière d’une glace sans tain.&lt;br /&gt;Il n’y a pas de caméra fixée dans les angles. Pas plus que de policiers bedonnants occupés à picorer dans une boîte de beignets à l’huile.&lt;br /&gt;C’est peut-être un fou mais c’est un fou de régime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-3831418234961210877?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/3831418234961210877/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=3831418234961210877' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3831418234961210877'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3831418234961210877'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/04/un-fou-de-rgime.html' title='Un fou de régime'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-6376600460448017506</id><published>2008-04-17T09:28:00.001+02:00</published><updated>2008-04-17T09:30:52.508+02:00</updated><title type='text'>El tigro</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Un tigre s’est échappé !&lt;br /&gt;- Un tigre comment ?&lt;br /&gt;- Zébré.&lt;br /&gt;- Attendez… Il faudrait savoir ! C’est un tigre ou un zèbre que vous avez perdu ?&lt;br /&gt;- Un tigre !&lt;br /&gt;- Alors je note tigre : T, I, G, R, E. Oh c’est curieux, je me suis trompé et je l’ai écrit à l’anglaise. Il n’y a que les deux dernières lettres qui changent, elles sont inversées. C’est étonnant.&lt;br /&gt;- Monsieur l’agent, je ne voudrais pas vous paraître grossier, mais je suis relativement pressé.&lt;br /&gt;- Bon, comme vous voulez. Mais je vous préviens, c’est dans les premières heures d’une disparition que toute l’affaire se joue. Vous ne pourrez pas dire que je ne vous aurais pas prévenu!»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, un tigre court à perdre haleine sur le toit d’un immeuble désaffecté. Il court d’un bout à l’autre, à la recherche d’une issue qui se refuse à lui. La ville n’est pas la jungle, même si elle lui ressemble.&lt;br /&gt;Ailleurs, les hélicoptères font leur ronde d’inspection, les larges pales des rotors bourdonnant gravement.&lt;br /&gt;Ce soir, l’avis de disparition d’El tigro sera placardé sur tous les murs de la ville. Mais les forces de police ne se font guère d’illusions sur l’issue de l’affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-6376600460448017506?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/6376600460448017506/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=6376600460448017506' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/6376600460448017506'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/6376600460448017506'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/04/el-tigro.html' title='El tigro'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-6480230347790002061</id><published>2008-04-16T08:52:00.000+02:00</published><updated>2008-04-16T08:54:46.416+02:00</updated><title type='text'>Cloche du carrefour</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les véhicules qui passent à proximité paraissent plus hauts que des immeubles. Leurs ombres se répandent sur le trottoir jusqu’à sembler s’y déverser. Jusqu’à quel point l’ombre peut-elle alimenter les coins sales de l’avenue ?&lt;br /&gt;C’est un carrefour où tournent sans cesse voitures, camions, autobus et deux roues. Un concentré de bruits de moteurs, de flashes automatiques et de jurons excédés. Et là, oubliée entre deux flaques froides, une boîte de maquereaux à moitié remplie est reversée sur le goudron. Un clochard s’en approche, titillé par la curiosité et poussé par la faim. Il regarde la boîte qui valse à chaque fois qu’un camion passe un peu trop près. Les feux rouges ont décidé de ne lui laisser aucun répit, la faute à l’orage de la veille qui a coupé le courant dans tout le quartier. Le clochard aperçoit cette boîte, le jus qui coule en goutte-à-goutte dans le caniveau. Il hésite à s’approcher, les pneus des voitures passent si près… Et puis soudain un jappement, une boule de poils et un chien qui détale avec du jus de maquereau sur le museau. Le clochard sent son estomac accuser le coup quand il voit la boîte vide rouler sous les essieux d’un camion. Et là, tout s’arrête d’un coup. Sauf la faim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-6480230347790002061?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/6480230347790002061/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=6480230347790002061' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/6480230347790002061'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/6480230347790002061'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/04/cloche-du-carrefour.html' title='Cloche du carrefour'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-8947224341818737016</id><published>2008-04-14T08:04:00.001+02:00</published><updated>2008-04-14T08:19:45.204+02:00</updated><title type='text'>L'aquarium</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’aquarium est posé sur une table en bambou au centre de la pièce. Tout autour, les cuisiniers, les serveurs et les sommeliers se tiennent immobiles. Certains d’entre eux ont préféré s’asseoir alors que d’autres titubent et s’agrippent aux rideaux. Tous ont des regards vides, des visages fermés. Le traumatisme est encore récent et ils ont du mal à réaliser l’ampleur de la catastrophe. Les plus sensibles, les plus fragiles aussi, ont dû quitter la pièce pour courir aux toilettes. Ceux qui ont tenu le choc luttent pour rester dignes dans l’épreuve. Marcel, le homard de douze kilos, symbole du restaurant depuis plus de vingt ans, est mort ce matin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-8947224341818737016?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/8947224341818737016/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=8947224341818737016' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/8947224341818737016'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/8947224341818737016'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/04/laquarium.html' title='L&apos;aquarium'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-3621269606054433359</id><published>2008-04-13T18:02:00.001+02:00</published><updated>2008-04-13T18:03:24.044+02:00</updated><title type='text'>Jaune sur jaune</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Et pourquoi pas du jaune ?&lt;br /&gt;- Vous n’y pensez pas !&lt;br /&gt;- Et pourquoi donc ?&lt;br /&gt;- Mais voyons, c’est d’une église dont nous parlons…&lt;br /&gt;- Justement ! Ce serait une façon de rénover l’image que véhicule une religion en perte de vitesse.&lt;br /&gt;- Je vous demande pardon ?&lt;br /&gt;- Non, enfin, je voulais dire…&lt;br /&gt;- Vous croyez que nous sommes en perte de vitesse ? Ah mais c’est vraiment la meilleure de la journée !&lt;br /&gt;- Pas la peine de vous énerver monsieur.&lt;br /&gt;- Mon père !&lt;br /&gt;- Qu’est ce qu’il lui arrive ?&lt;br /&gt;- Mais non ! On ne dit pas "monsieur" ; je suis "mon père".&lt;br /&gt;- Vous êtes votre père ? J’ai bien peur de ne pas vous comprendre.&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Ça ne va pas ? Vous êtes tout pâle d’un coup. Vous ne voulez pas un peu d’eau ?&lt;br /&gt;- Non merci.&lt;br /&gt;- Mais si tenez…. Prenez ma bouteille d’eau. J’ai toujours de quoi boire avec moi ; surtout en cette saison estivale. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point peindre les façades peut vous déshydrater.&lt;br /&gt;- Merci…&lt;br /&gt;- En plus, ça va bientôt être l’heure de l’apéritif. Ça ne vous dirait pas de continuer à parler de la façade de votre église devant un petit jaune ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-3621269606054433359?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/3621269606054433359/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=3621269606054433359' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3621269606054433359'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3621269606054433359'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/04/jaune-sur-jaune.html' title='Jaune sur jaune'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-3335550622586303286</id><published>2008-04-11T08:23:00.001+02:00</published><updated>2008-04-11T08:33:16.120+02:00</updated><title type='text'>Au grand magasin</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans le grand magasin, l’agitation vient d’atteindre un nouveau seuil de tension. Les vendeurs se repèrent à leurs gilets bleus et vont souvent par deux. On les aperçoit juste avant qu’ils ne se divisent en individualités incompressibles dans les coulisses.&lt;br /&gt;Un rhinocéros d’ébène se tient sur ses puissantes pattes à l’entrée du magasin. Il dévisage les clients, sa queue en tire bouchon frétille comme un compteur Geiger. Mais le vieux mâle ne bouge pas, il danse immobile en se balançant d’avant en arrière sur ses pattes surpuissantes. Dans ces instants-là, sa corne d’ivoire paraît grossir et pousser. À l’arrière de cet étrange sphinx molossoïde, les vendeurs poursuivent leur ballet iconoclaste. Ils vont d’un rayon à l’autre en marchant vite. Ils portent des sacs vides, des cintres sans vêtement et des vêtements sans cintre. Ils galopent à réaction, aiguillonnés par les aboiements gothiques d’un prédicateur aux lunettes teintées de rose. Dans leur sillage, les clients tentent de suivre le rythme effréné. On a l’impression de voir des poissons morts dériver dans l’écume d’un navire fendant les flots.&lt;br /&gt;Les vendeurs passent des tests d’aptitude physique chaque mois. Ceux qui échouent doivent payer des pénalités de méforme et sont condamnés à rester chez eux sans être rétribués. Ils doivent attendre cinq jours avant de pouvoir prétendre à de nouveaux tests physiques pour réintégrer leur poste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce matin, il y a un vendeur qui est aux prises avec une situation inhabituelle. Une de celles où les tests d’aptitude physique ne sont pas d’un grand secours. Car l’homme au gilet bleu pousse un chariot sans roulette à l’intérieur duquel s’agite un labrador en morceaux. J’ignore comment il a été découpé de la sorte. Les morceaux sont ronds et ovales, de tailles disparates. Ce sont de véritables boules de labrador transparentes. Elles sont empilées les unes sur les autres comme un vulgaire tas de graviers. Et pourtant le vendeur voit très bien qu’il s’agit d’un chien. Il ne sait pas vraiment comment réagir. Installé à l’écart dans son bureau vitré, le responsable surveille la scène. Il vérifie dans son grand classeur et constate qu’il n’y a aucune procédure pour une telle situation. Alors il se lève, marche jusqu’à son tableau blanc où est affichée la liste des choses à faire. Il prend un feutre rouge et écrit en s’appliquant : « écrire la procédure pour ranger les chiens en morceaux  et la diffuser au personnel ». Puis le responsable retourne s’asseoir à son bureau et reprend les comptes de la semaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-3335550622586303286?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/3335550622586303286/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=3335550622586303286' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3335550622586303286'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3335550622586303286'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/04/au-grand-magasin.html' title='Au grand magasin'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-4844456748894783017</id><published>2008-04-10T20:51:00.000+02:00</published><updated>2008-04-10T20:52:53.758+02:00</updated><title type='text'>Le faon et la tombe</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un faon gris gratte la terre avec ses pattes graciles. Il gratte sur un point particulier dont il ne sait rien. Il s’agit d’une pierre tombale centenaire que le temps a fini par renverser. La stèle s’est brisée en plusieurs morceaux dispersés par les intempéries et éparpillés à un mètre sous terre.&lt;br /&gt;La faon n’est qu’une bête, il n’a pas de notion d’enterrement et des rites humains liés à la mort. Pourtant c’est ici qu’il gratte et nulle part ailleurs.&lt;br /&gt;Là-dessous, lorsqu’elle était encore entière, la stèle indiquait : « Walt Disney : 1901-1966 ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-4844456748894783017?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/4844456748894783017/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=4844456748894783017' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/4844456748894783017'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/4844456748894783017'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/04/le-faon-et-la-tombe.html' title='Le faon et la tombe'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-3172931786444198700</id><published>2008-04-09T07:52:00.001+02:00</published><updated>2008-04-09T07:52:41.388+02:00</updated><title type='text'>Odieuse Reine</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce reflet de la silhouette ne dérange même plus le miroir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle ?&lt;br /&gt;- Oh, la barbe !&lt;br /&gt;- Pardon ?&lt;br /&gt;- J’ai dit : la barbe ! Tu as très bien entendu ! Ça fait huit cents ans que chaque jour j’ai droit à la même rengaine.&lt;br /&gt;- Mais enfin, je suis une héroïne de conte !&lt;br /&gt;- Alors là tu te plantes en beauté ! Tu n’es qu’une reine odieuse qui n’a rien à voir avec une héroïne. Personne ne voudrait partir en vacances avec toi sur la côte. Alors s’il te plaît, fiche-moi la paix et laisse-moi réfléchir sans obligation de résultat. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De rage, la reine odieuse jette un boulon sur le miroir qui se fissure de bas en haut. Une voix d’outre-tombe réagit alors : « Et bien voilà, sept cents ans de malheur ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-3172931786444198700?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/3172931786444198700/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=3172931786444198700' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3172931786444198700'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3172931786444198700'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/04/odieuse-reine.html' title='Odieuse Reine'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-5214475531011492225</id><published>2008-04-08T23:55:00.002+02:00</published><updated>2008-04-09T07:49:12.480+02:00</updated><title type='text'>L'homme dans la pièce d'à-côté</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y avait quelqu’un de l’autre côté, je l’ai aperçu bouger. Ce n’était pas avec mes yeux mais c’était là, dans mon subconscient. Je l’ai vu derrière les murs en béton. C’était un homme ; ou ce qu’il en reste. Il paraissait très vieux et très faible. Entre les toiles d’araignées et la poussière accumulée sur les vitres, il m’a parlé. Je n’ai pas tout entendu, mais j’ai compris en lisant sur ses lèvres peintes. Il disait qu’il était bloqué dans cette pièce et qu’il aimerait vraiment partir. Je lui ai demandé s’il n’avait pas faim ou soif. Il m’a regardé avec de drôles d’yeux. On aurait dit que ses yeux allaient se déchirer par le milieu et se mettre à couler.&lt;br /&gt;Dans ce regard, j’ai vu des fontaines romaines cracher du sang, des cheminées allemandes qu’on essaye d’étouffer, de la neige russe un peu trop soviétique. Ces yeux parlaient seuls et on y lisait comme dans un livre ouvert. J’y ai vu des regards et des tortures, des assassinats et des trahisons, des viols. J’y ai vu toutes sortes de têtes : des têtes qui tombent, des têtes qui roulent, des têtes qui dansent sur des piques. J’y ai deviné les larmes blanches qui s’étaient accumulées au coin des paupières mais qui n’arrivaient plus à glisser.&lt;br /&gt;Dans ces yeux, il y avait le feu qui dévore, qui détruit mais qui jamais ne réchauffe. Il y avait la nourriture avariée et les vaches mortes qu’on enterre dans d’immenses charniers. Des hommes entassés dans des fosses communes et dont la combustion jette ses fumées tout autour de la terre. Comme une enveloppe de papier recyclé qui n’a l’air de rien, comme ça…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme n’avait pas faim, il n’avait pas soif non plus. Il souhaitait juste partir d’ici. Mais il n’a pas su me dire pour aller où. Juste partir d’ici, parce qu’après cinq millions d’années, ça commençait à faire long, une pièce de moins en moins bleue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-5214475531011492225?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/5214475531011492225/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=5214475531011492225' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/5214475531011492225'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/5214475531011492225'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/04/lhomme-dans-la-pice-d-ct.html' title='L&apos;homme dans la pièce d&apos;à-côté'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-3158683161902473274</id><published>2008-03-31T14:07:00.001+02:00</published><updated>2008-03-31T14:07:54.145+02:00</updated><title type='text'>Combustion programmée</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette pendule qui est derrière toi, tu voudrais l’effacer de ta mémoire. Mais l’obsession est totale, elle fouille dans les replis les plus inaccessibles de ton cerveau. Elle y plonge ses mains remplies de doigts comme autant de pattes d’araignée. Le contact soyeux de ces mouvements d’insecte te fait sursauter, frémir. Tu hoquettes et tu roules des yeux pendant que ton estomac se lance dans un grand huit en petite forme. Soixante secondes évanouies dans l’indifférence implacable, cela aurait de quoi de tuer à petit feu. Et d’ailleurs, où en es-tu de ta combustion programmée ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-3158683161902473274?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/3158683161902473274/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=3158683161902473274' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3158683161902473274'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3158683161902473274'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/03/combustion-programme.html' title='Combustion programmée'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-613888387478595584</id><published>2008-03-28T21:38:00.001+01:00</published><updated>2008-03-28T21:38:36.460+01:00</updated><title type='text'>Rétrocession 97</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les capsules de safran explosent l’une après l’autre. Des timbres même pas compostés en guise de témoins qu’on ne se passe plus. Une écharde d’un vert délavé planté au milieu de l’index du sage.&lt;br /&gt;À chaque évanescence rousse, les serpentins dorés du moteur à combustion viennent danser autour de la lune gruyère. C’est un sapin de noël à l’échelle cosmique qui agite ses épines millénaires un soir d’hiver.&lt;br /&gt;Aux épices du sultan répliquent les fusées miniatures des obèses ridés. Malgré les poupées de chiffon gonflées de riz, le soleil qui se lève a toujours une longueur d’avance sur la sorcellerie du couchant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-613888387478595584?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/613888387478595584/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=613888387478595584' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/613888387478595584'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/613888387478595584'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/03/rtrocession-97.html' title='Rétrocession 97'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-4523912906075481763</id><published>2008-03-27T21:36:00.000+01:00</published><updated>2008-03-27T21:37:46.943+01:00</updated><title type='text'>Arbre cellule</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Enchaîné à un arbre sec, j’observe la nature désolée qui m’entoure :&lt;br /&gt;- les ombres des rapaces en huit au-dessus de ma prison à ciel ouvert,&lt;br /&gt;- les serpents à sonnette qui ne font plus de bruit et qui m’observent,&lt;br /&gt;- les arbustes secs jusqu’à devenir de la poudre que le vent emporte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au loin, j’entends l’écho aigu du sifflement de la locomotive qui jongle avec les falaises en fusion. Le galop des bêtes apeurées fait trembler le sol. Mon arbre cachot bave sur mon crâne des fruits trop mûrs. Le liquide sucré a la consistance d’un gel. C’est une sensation étrange, ni reposante, ni désagréable. C’est une sensation un peu tiède, aussi.&lt;br /&gt;Je devine le tumulte des chutes d’eau qui bouillonnent derrière la colline. La rivière hurle des mots familiers lorsqu’elle est en colère. Certains indigènes peuvent les comprendre, paraît-il… Pour moi, ce ne sont que des plaintes assassines, des râles léonins. Un roi qui se meurt sans avoir pu monter sur les planches. Une fin en queue de lapin, un goût d’inachevé tenace au fond de la gorge.&lt;br /&gt;Et tout autour de mon arbre cellulaire, j’imagine que tous ces fils invisibles se passent le mot pour transporter mes paroles. De dérivations en conjonctions, mon appel au secours résonne encore dans le désert de l’arbre sec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-4523912906075481763?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/4523912906075481763/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=4523912906075481763' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/4523912906075481763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/4523912906075481763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/03/arbre-cellule.html' title='Arbre cellule'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-6422863026559313952</id><published>2008-03-26T06:40:00.001+01:00</published><updated>2008-03-26T06:41:56.342+01:00</updated><title type='text'>Le prêtre de 12h20</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le prêtre de 12h20 ne ressemble pas vraiment à un homme d’église. Il est vêtu d’un costume bleu marine, mais sa chemise baille largement sur son torse velu. Il porte les cheveux courts, presque rasés. Pour ne pas trop laisser apparaître sa calvitie naissante. Dans sa main droite, collée contre sa hanche, il tient une bible recouverte de papier transparent. Son autre bras est en arrière, il tire une planche à roulettes géante. Il y a un cheval posé là-dessus, une carcasse de cheval. Les mouches entrent et sortent dans ses orbites vides comme s’il s’agissait d’une cave réfrigérée. Et le chariot macabre grince un peu trop fort en passant devant les gens attablés en terrasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-6422863026559313952?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/6422863026559313952/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=6422863026559313952' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/6422863026559313952'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/6422863026559313952'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/03/le-prtre-de-12h20.html' title='Le prêtre de 12h20'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-6487117394567816673</id><published>2008-03-25T08:07:00.001+01:00</published><updated>2008-03-25T08:09:18.776+01:00</updated><title type='text'>Avant la tempête</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avant la tempête, la mer est calme. Il n’y a pas de bateau en perdition. Pas de débris de mats ni de ponts ballottés par les courants.&lt;br /&gt;Avant la tempête, les tuiles sont bien en place sur les toits. Bien sagement alignées, rangées, obéissantes. Les antennes de télévision sont droites et sereines.&lt;br /&gt;Avant la tempête, les arbres sont silencieux. Ils n’ont pas dispersé leurs feuillages aux quatre coins de l’esplanade. On peut marcher sur la terre blanche.&lt;br /&gt;Avant la tempête, les rues sont propres et sèches. Il n’y a pas de gros rats sombres qui galopent entre deux poubelles éventrées.&lt;br /&gt;Avant la tempête, l’homme n’est pas seul. Il est tranquille et heureux, avec sa femme et ses enfants. Pleins de vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-6487117394567816673?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/6487117394567816673/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=6487117394567816673' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/6487117394567816673'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/6487117394567816673'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/03/avant-la-tempte.html' title='Avant la tempête'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-8869938478974008665</id><published>2008-03-20T07:40:00.001+01:00</published><updated>2008-03-20T07:42:00.146+01:00</updated><title type='text'>Chat volant</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce soir, un chat a sauté du toit. Il est tombé sur le dos pendant six étages, s’est redressé à hauteur du deuxième palier puis il a atterri sur ses pattes. La légende s’est confirmée, au grand dam des enfants restés en haut. Ils sont un peu déçus et ils regardent l’animal galoper pour se mettre à l’abri. Ils vont devoir essayer autre chose. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-8869938478974008665?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/8869938478974008665/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=8869938478974008665' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/8869938478974008665'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/8869938478974008665'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/03/chat-volant.html' title='Chat volant'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-1341462085474357034</id><published>2008-03-18T07:50:00.001+01:00</published><updated>2008-03-18T07:52:21.092+01:00</updated><title type='text'>Métro orange mécanique</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un métro orange mécanique sous la terre charbon d’une ville les pieds dans l’eau. Des fleurs monochromes qui poussent en une seule nuit pour faner au petit matin. Le tramway qui semble glisser sur des rails si étroits qu’il paraît constamment sur le point de tomber. Des cheminées qui crachent leur fumée à la face du monde industriel. Et des gamins en file indienne au-dessus d’un canal dans lequel ils urinent en riant. Sur le terrain de football, la pelouse est abîmée, pleine de trous et tremblante de jaune. Quelque part des gosses répètent un morceau de rock au sous-sol d’un entrepôt désaffecté.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-1341462085474357034?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/1341462085474357034/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=1341462085474357034' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/1341462085474357034'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/1341462085474357034'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/03/mtro-orange-mcanique.html' title='Métro orange mécanique'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-3719358142510333606</id><published>2008-03-13T07:35:00.001+01:00</published><updated>2008-03-13T07:37:41.581+01:00</updated><title type='text'>Noël facteur</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le jour de noël, on voudrait des rires de joie et des regards d’enfants émerveillés. On voudrait des sapins lumineux et des cadeaux par centaines. Le jour de noël, on voudrait de la neige dans le jardin et un bonhomme tout blanc digne de l’événement.&lt;br /&gt;Ce jour-là, personne ne souhaiterait se retrouver attaché sur un fauteuil de dentiste, un sparadrap collé sur la bouche. Avec de petits hommes aux lèvres cousues et aux yeux écarquillés en permanence. C’est pourtant ce qu’a connu, entre autres choses, le facteur du quatrième arrondissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une dernière tournée avec ses rites et ses clients fidèles, avant la trêve des confiseurs. Cela aurait dû être une tournée tout confort avec peut-être même un verre offert par un abonné généreux. Mais au lieu de cela, cette tournée de noël s’était transformée en calvaire insurmontable. Une prise d’otage sans rien attendre en retour. Les ravisseurs ne pouvaient pas parler et ils se contentaient de grogner tels des bêtes sauvages. C’était l’impression que donnaient aussi leurs regards, à la fois déments et absents. Ces hommes-là, si toutefois ils en étaient encore, avaient élevé la fureur au rang de seconde nature. Ils étaient six, aucun ne dépassant 1m30, et ils portaient tous un tablier blanc semblable à celui des légionnaires lorsqu’ils revêtent leur tenue de gala.&lt;br /&gt;Le facteur était attaché sur ce fauteuil et depuis deux heures, il assistait à d’obscurs préparatifs. Les six hommes se succédaient autour de lui, disposant sur la table en bois un étrange arsenal : couteau, balle de tennis, crayon à papier, tournevis plat et cruciforme, raquette de badminton, coupures de journaux, perceuse, pelle et ciseaux. Les mains des ravisseurs n’étaient que des moignons tuméfiés qu’ils utilisaient à la manière de pinces, se servant de leurs torses pour soulever les objets disposés sur la table. Puis ils convergeaient vers lui avec des pas claudiquant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, l’épouse du facteur et ses enfants préparaient en chantant la table et le repas de noël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-3719358142510333606?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/3719358142510333606/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=3719358142510333606' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3719358142510333606'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3719358142510333606'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/03/nol-facteur.html' title='Noël facteur'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-1005508066744388543</id><published>2008-03-12T21:27:00.000+01:00</published><updated>2008-03-12T21:28:09.747+01:00</updated><title type='text'>Un certain silence</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la salle de classe, il entend les portes qui grincent et qui claquent sèchement.&lt;br /&gt;Dans la chambre, il entend les rires aux échos démentiels de l’autre côté des murs.&lt;br /&gt;Dans le jardin, il entend les explosions du moteur diesel du motoculteur.&lt;br /&gt;Dans la rue, il entend les trépidations vrombissant du marteau piqueur perforant le sol.&lt;br /&gt;Dans la voiture, il entend les réacteurs du gros-porteur qui déchirent le ciel quand il décolle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-1005508066744388543?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/1005508066744388543/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=1005508066744388543' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/1005508066744388543'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/1005508066744388543'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/03/un-certain-silence.html' title='Un certain silence'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-5410891830615392535</id><published>2008-03-11T08:48:00.000+01:00</published><updated>2008-03-11T08:49:29.886+01:00</updated><title type='text'>Chiens portugais</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les agents d’entretien ont installé le panneau en retard. C’est qu’ils avaient plusieurs chantiers sur les bras et il y a eu du décalage dans le programme. Ils ont donc collé le panneau de signalisation sur le portail avec dix jours de retard. Personne ne s’en était alarmé car il s’agissait d’une entrée de service peu fréquentée. Certains s’étaient même étonnés que l’on puisse mentionner « Interdit aux chiens » sur cette porte. C’était mal connaître les meutes de chiens sauvages qui pullulent sur les plages portugaises.&lt;br /&gt;Cinquante-six cabots ont débarqué en même temps dans les environs du parc. Certains disent que la présence des panneaux n’aurait rien changé à l’affaire et que ces chiens-là ne respectent rien, à commencer par les panneaux de spécialisation. Moi je pense que le respect n’a rien à faire dans l’histoire. Il s’agit certainement de chiens appartenant à des touristes. Et ces chiens-là ne peuvent pas comprendre le portugais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-5410891830615392535?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/5410891830615392535/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=5410891830615392535' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/5410891830615392535'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/5410891830615392535'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/03/chiens-portugais.html' title='Chiens portugais'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-2109573320483549156</id><published>2008-03-10T06:00:00.000+01:00</published><updated>2008-03-10T06:01:33.086+01:00</updated><title type='text'>Les détails du spectacle</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les détails du spectacle échappent à l’œil pourtant exercé du trafiquant. Fatigué par deux nuits passées dans les bas-fonds de son âme cabotine, il déploie des trésors d’inventivité pour rester éveillé. Il se force à garder les yeux ouverts, envisage même de tester la légende des allumettes sous les paupières. Finalement c’est la nervosité qui va le faire tenir. Des pensées bouillonnantes qui le font rugir de l’intérieur. Des règlements de comptes en perspective, une fusillade programmée pour le lendemain. Son statut de caïd à faire respecter. Mais pour l’heure, il sourit bêtement en regardant sa fille de six ans déguisée en arbre dans le spectacle de fin d’année de l’école.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-2109573320483549156?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/2109573320483549156/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=2109573320483549156' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/2109573320483549156'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/2109573320483549156'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/03/les-dtails-du-spectacle.html' title='Les détails du spectacle'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-91933988401884658</id><published>2008-03-07T09:19:00.001+01:00</published><updated>2008-03-07T09:20:57.340+01:00</updated><title type='text'>Ville de rang</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A la verticale des tours de verre, les alternances vides des feux rouges se lancent dans une compétition frénétique.&lt;br /&gt;Mille cirrhoses spontanées se succèdent en explosions simultanées au fond de ces corps de carton.&lt;br /&gt;Des allers-retours vaguement calqués sur ceux du soleil qu’on ne regarde même plus.&lt;br /&gt;Des certitudes imbéciles en guise d’étendards et des absolutions qu’on remet à demain.&lt;br /&gt;Vaste méli-mélo rempli de glaise et de goudron, c’est ici la fin du chemin tortueux.&lt;br /&gt;Et c’est le drame de cette ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-91933988401884658?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/91933988401884658/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=91933988401884658' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/91933988401884658'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/91933988401884658'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/03/ville-de-rang.html' title='Ville de rang'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-8785360680954027579</id><published>2008-03-06T08:59:00.000+01:00</published><updated>2008-03-06T09:00:30.595+01:00</updated><title type='text'>Les trois derniers barreaux</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sur l’échelle du temps, il manque les trois derniers barreaux. Il y a cette rouille qui s’est accumulée dessus et qui est responsable de cette disparition.&lt;br /&gt;Les hommes sont devenus des enfants et ils lèvent la tête sans trop comprendre ce qu’il leur arrive. Eux qui rêvaient d’être des Dieux, ils ont le sentiment de s’être fait rouler. Il leur faudra plus que de l’élan pour parvenir au sommet de la tour carrée.&lt;br /&gt;Là-haut, ils aperçoivent les palmiers en fleurs et les rivières bordées de blancheur immaculée. Ce pourrait être le jardin d’Eden, mais il y a cette voiture qui gêne devant. Et cette maudite échelle à laquelle il manque trois barreaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-8785360680954027579?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/8785360680954027579/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=8785360680954027579' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/8785360680954027579'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/8785360680954027579'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/03/les-trois-derniers-barreaux.html' title='Les trois derniers barreaux'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-7000879660367566366</id><published>2008-03-05T07:38:00.001+01:00</published><updated>2008-03-05T07:40:31.681+01:00</updated><title type='text'>Le locataire du 4B</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il n’a pas besoin d’ouvrir les volets de chez lui. Il n’a pas de vis-à-vis, tout juste quelques pigeons crasseux qui nichent au-dessus de la façade muette, face à sa cuisine. Aucune fenêtre devant lui, juste cette immense façade grise et aveugle. Ainsi qu’une vague de toits, un récif de tuiles rouges que la pluie fait briller chaque matin.&lt;br /&gt;Au début le panorama l’avait dérangé, déprimé même. Mais plus maintenant. Avec le temps, il s’y était fait. Et puis résider au centre ville sans un seul vis-à-vis, ça avait quelque chose de luxueux. Personne pour vous surprendre au réveil lorsque vous flânez à la fenêtre. Personne pour s’immiscer sans cesse dans votre vie : ça avait un côté sensationnel.&lt;br /&gt;Mais le revers de la médaille survenait lorsqu’il croisait un voisin de palier. Celui-ci se mettait alors à la dévisager comme s’il le soupçonnait d’être un intrus ou un voleur. C’est qu’à force, on l’avait oublié. Plus personne ne se souvenait qu’il y avait un locataire au 4B.&lt;br /&gt;Il savait qu’un jour l’immeuble serait rasé. C’était inéluctable. Et il redoutait qu’on oublie de le prévenir et qu’il soit démoli avec les murs. C’était là sa plus terrible peur. Elle s’avéra fondée, et cela se passa un 12 octobre, au petit matin. Dans son sommeil, il n’entendit même pas approcher les engins de démolition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-7000879660367566366?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/7000879660367566366/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=7000879660367566366' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/7000879660367566366'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/7000879660367566366'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/03/le-locataire-du-4b.html' title='Le locataire du 4B'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-5839438648862412936</id><published>2008-03-04T07:59:00.000+01:00</published><updated>2008-03-04T08:01:05.923+01:00</updated><title type='text'>Tuer l'homme</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À la frontière des eaux turquoise, juste à la verticale de la ligne bleue. À mi-chemin entre les deux extrémités bombées de l’orange. Ou du melon, peut-être. À moins qu’il ne s’agisse d’une pastèque. Difficile à deviner depuis que le ciel s’est couvert d’un nuage de poussières volcaniques.&lt;br /&gt;Tout était bien parti depuis le lever du soleil. Il n’y avait plus qu’à attendre que la planète bascule sur le côté. Un génocide en forme de massive perte d’équilibre. Mais un génocide pur jus, avec la pulpe et toutes les vitamines.&lt;br /&gt;Un endroit paradisiaque par une belle journée estivale, cela aurait eu de la gueule. Pour Peter le cyclope, glouton adepte des tueries en série, du massacre en masse. Avec sa taille et ses pouvoirs, il aurait certainement pu naître dieu. Mais il avait choisi une autre voie, plus ténébreuse et plus escarpée. Une mission peu commune d’éradication totale de l’espèce humaine. Mais Peter était un tyran sanguinaire qui avait des principes. On ne devait jamais effacer une espèce vivante de la surface de son monde un jour de beau temps. Demain en revanche, on annonçait une perturbation en provenance de l’ouest. De sacrés orages en perspective. Alors Peter ouvrit son agenda et à la date du lendemain, il nota : « Tuer l’homme ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-5839438648862412936?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/5839438648862412936/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=5839438648862412936' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/5839438648862412936'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/5839438648862412936'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/03/tuer-lhomme.html' title='Tuer l&apos;homme'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-2396533464225638985</id><published>2008-03-03T09:05:00.001+01:00</published><updated>2008-03-03T09:08:56.172+01:00</updated><title type='text'>Baignoire en acier</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La baignoire est en acier et son contact sur la peau nue le fait frissonner. L’homme serre les dents lorsqu’il s’allonge et que le niveau de l’eau monte un peu. Il n’ouvre les yeux qu’à partir du moment où il est bien calé, la nuque appuyée sur le rebord de la baignoire. Autour de lui ont poussé des barricades en bois peintes en vert. À la base des piquets qui les maintiennent au sol, des codes barres se découpent en noir et blanc. L’homme soupire, immobile et jouissant de l’eau chaude qui lui pique le corps. Son visage est fermé à double tour. Ses paupières rivetées à ses yeux, sa bouche une serrure. On a l’impression que ce paysage est assommé, presque faux tant il reste immobile. Et puis il y a les vautours qui planent à la verticale de la baignoire, en cercles concentriques. Dix-huit vautours d’envergure respectable qui n’en finissent plus de tourner. Dans le dédale de cailloux d’albâtre et de bauxite qui tapissent le sol, ils vont devoir trouver de quoi se nourrir. L’homme a déjà trop trempé sans sa baignoire. L’eau aura trop dénaturé le goût de sa chair.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-2396533464225638985?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/2396533464225638985/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=2396533464225638985' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/2396533464225638985'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/2396533464225638985'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/03/baignoire-en-acier.html' title='Baignoire en acier'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-3656818539829607541</id><published>2008-02-29T10:57:00.000+01:00</published><updated>2008-02-29T10:58:35.544+01:00</updated><title type='text'>Pluie jaune</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La pluie jaune tombe des nuages en arc de cercle. Elle tambourine sur les toits en tôle ondulée selon un rythme anarchique.&lt;br /&gt;Affalés dans les tournesols dépités, quelques écureuils se laissent masser par les lourdes gouttes. La pluie ruisselle sur leur fourrure en laissant des traînées de poudre jaune.&lt;br /&gt;Lorsqu’ils s’endorment, des rêves d’alchimie viennent hanter leur sieste dorée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-3656818539829607541?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/3656818539829607541/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=3656818539829607541' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3656818539829607541'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3656818539829607541'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/02/pluie-jaune.html' title='Pluie jaune'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-3025640441444389185</id><published>2008-02-28T16:20:00.001+01:00</published><updated>2008-02-28T16:25:58.115+01:00</updated><title type='text'>Quatrième palier</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le tapis vert pourrait servir de repères aux acariens. Alors elle le saisit avec un geste décidé. Malgré son embonpoint, elle a su rester souple, et agile. Je ne dirai pas que c’est un mouvement gracieux mais ça n’a rien de burlesque. « Bouba » est sourde aux moqueries qui fusent sur le palier. C’est le quatrième palier, celui du dentiste et du notaire. Il y a toujours beaucoup de passage sur ce palier-là. Des gens qui parlent fort et qui l’ignorent superbement. Les gamins sont les plus méchants mais les clients du notaire ne sont pas en reste.&lt;br /&gt;« Bouba » a entendu à peu près tout depuis ces six dernières années. Des gamins sont passés, avec des dents aux intentions anarchiques au début et de jolis appareils dentaires à la fin. Des couples sont venus, en vêtements étriqués de deuil en entrant chez le notaire et en tenues de soirée en ressortant. Tous, chaque fois, avaient une réflexion, un surnom, pour elle : « Bouboule », « Black Mama », « Fatima », « La boule noire ». Certains poussaient même le jeu à mixer les surnoms et ils les prononçaient à toute vitesse en passant près d’elle. Et puis ils éclataient de rire. Les gamins comme les adultes. Et pendant tout ce temps, « Bouba » était restée digne dans l’insulte.&lt;br /&gt;Mais un matin, tout a changé. Un matin où « Bouba » s’est réveillé. Elle a décidé que ça suffisait comme ça. Six ans à nettoyer leur escalier, à épousseter leurs tapis, à lustrer la rambarde et la porte d’entrée sur le boulevard. Six ans à nettoyer les vitres du sens d’entrée, le miroir et les poignets de l’ascenseur. « Bouba » avait collé une étiquette sur son opulente poitrine, à la manière d’une hôtesse de l’air. Et elle y avait écrit au feutre noir : « Bouba ». Son unique surnom officiel, celui que lui donnaient famille et amis. Ensuite, elle a attendu et lorsque les gens sont venus, elle a mis le feu aux tapis verts du quatrième palier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-3025640441444389185?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/3025640441444389185/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=3025640441444389185' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3025640441444389185'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3025640441444389185'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/02/quatrime-palier.html' title='Quatrième palier'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-3289096664499898993</id><published>2008-02-27T08:07:00.001+01:00</published><updated>2008-02-27T08:11:15.553+01:00</updated><title type='text'>Au garage</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Éparpillé aux onze coins du vaste garage, son corps se diffuse avec des vapeurs de chloroforme.&lt;br /&gt;Les têtes des spectateurs hoquètent puis se détachent des corps. Chutes en pluie caoutchouteuse et rebonds anarchiques pour toute explication.&lt;br /&gt;Grêle de chair et de cervelle durcie par le gel, quelque part entre le premier et le deuxième sous-sol.&lt;br /&gt;La bête se déplace en rampant et elle pousse des râles mortifères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-3289096664499898993?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/3289096664499898993/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=3289096664499898993' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3289096664499898993'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3289096664499898993'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/02/au-garage.html' title='Au garage'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-316950177650211962</id><published>2008-02-26T10:34:00.001+01:00</published><updated>2008-02-26T10:36:13.102+01:00</updated><title type='text'>L'employé des espaces verts</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’employé des espaces verts ne se lève pas comme tous les autres matins lorsque le calendrier indique la date du 21 juin. Car il est né un 21 juin et même s’il a oublié de quelle année, il ne peut jamais dormir la nuit qui précède ce fameux jour. Et le matin, lorsque le radio réveil bave le flash d’infos de 7h00, c’est un automate qui sort de son lit. L’œil torve, la bouche figée dans un rictus de dépit. Il va déjeuner sans appétit, se raser par automatisme et ne pas se laver par rébellion adolescente. Ensuite il va sortir et rejoindre le local où la municipalité stocke les outils destinés aux employés des espaces verts.&lt;br /&gt;Lui s’est spécialisé dans les tondeuses à gazon et les pelouses des jardins publics. Il passe ses journées à l’extérieur, sympathique au mois de juin… Mais ce 21 juin, justement, il pleut. Il pleut à torrents. Il a plu toute la nuit. Il a entendu les gouttes tambouriner contre les volets lorsqu’il était allongé dans son lit, les yeux grand ouverts.&lt;br /&gt;Mais aujourd’hui, il ne va pas récupérer sa tondeuse à gazon. À la place, il va prendre la tronçonneuse de son collègue. Et il va déambuler au hasard des rues. Dès qu’il apercevra quelqu’un, il se précipitera sur lui en levant bien haut la tronçonneuse. Avant de l’abattre d’un coup bref.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-316950177650211962?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/316950177650211962/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=316950177650211962' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/316950177650211962'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/316950177650211962'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/02/lemploy-des-espaces-verts.html' title='L&apos;employé des espaces verts'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-3177198932620262347</id><published>2008-02-25T08:25:00.000+01:00</published><updated>2008-02-25T08:26:00.350+01:00</updated><title type='text'>Ascenseur social</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’ascenseur est resté bloqué sur le toit. Au rez-de-chaussée, les hommes d’affaires appuient frénétiquement sur le bouton d’appel. Malgré le panneau lumineux qui affiche son message rouge défilant : « Hors Service ».&lt;br /&gt;Ils tiennent leurs téléphones cellulaires bloqués entre leur oreille et leur épaule, la tête penchée sur le côté. On croirait voir des clones de David Niven jouant « Le cerveau ».&lt;br /&gt;Derrière eux, les femmes de ménage poussent leurs chariots bleus et gris avec de larges sourires édentés. Elles les regardent faire et les singent en riant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-3177198932620262347?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/3177198932620262347/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=3177198932620262347' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3177198932620262347'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3177198932620262347'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/02/ascenseur-social.html' title='Ascenseur social'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-5973297992865701456</id><published>2008-02-23T08:58:00.001+01:00</published><updated>2008-02-23T08:59:29.818+01:00</updated><title type='text'>Sur le pas de la porte</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Crédule et lumineuse, elle reste sur le pas de la porte. Car la maison n’en est plus une et elle n’ose pas entrer dans l’espace vide qui fut le salon. A la place, c’est un enchevêtrement de ronces sombres qui grimpent dans ses chevilles. Elle attend quelque chose qui ne vient pas, quelque chose de connu et de rassurant. Mais elle se retrouve sur le seuil d’une équation à plusieurs inconnues. Elle a la sensation d’être déjà venue ici mais elle ne se souvient de rien. A-t-elle tout oublié ou est-ce le monde qui l’a oubliée ?&lt;br /&gt;Elle remonte ses cheveux qui collent sur ses épaules nues et fébriles. Il y a cette odeur de perte et de sang, et cette sensation de vide tout autour. Si elle bouge, ce sera le tumulte et le néant, pire encore que le silence et l’inconnu. Alors elle reste immobile, figée dans un espace clos. Une forme de placard ouvert autour d’elle, un cercueil sans fermeture, déjà…&lt;br /&gt;Les vents de glace se succèdent et ne décollèrent pas. Mais malgré les grincements et les assauts électriques de l’orage, elle demeure impassible. Ses grands yeux perdus dans une mare blanche ne sont pas habitués à l’exercice. Elle va rester là toute la nuit. Et demain ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-5973297992865701456?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/5973297992865701456/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=5973297992865701456' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/5973297992865701456'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/5973297992865701456'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/02/sur-le-pas-de-la-porte.html' title='Sur le pas de la porte'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-300891368272073302</id><published>2008-02-22T20:09:00.001+01:00</published><updated>2008-02-22T20:09:48.511+01:00</updated><title type='text'>Rapt</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Des yeux qui fouillent le silence. Une cave qui grince et qui pue. Les grattements tapent sur le système, heure après heure. Le cerveau se met à tourner de façon bizarre. Comme s’il était soudain monté à l’envers. Avec de drôles idées dans de drôles de situations. Et la peur viscérale, tellement enfouie au fond de ses tripes que lorsqu’il défèque, ça empeste la peur jusqu’au rez-de-chaussée. La peur monte et son odeur aussi. Mais là haut, à vingt mètres à peine, les portes sont fermées et la rue n’entend rien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-300891368272073302?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/300891368272073302/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=300891368272073302' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/300891368272073302'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/300891368272073302'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/02/rapt.html' title='Rapt'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-6071250228419248828</id><published>2008-02-21T13:38:00.000+01:00</published><updated>2008-02-21T13:40:09.361+01:00</updated><title type='text'>Sur la table en bois</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sur la table en bois il y a les miettes du pain de campagne. Celles de midi qu’on n’a pas encore nettoyées, ou bien celles de 1982 qu’on n’arrive plus à distinguer.&lt;br /&gt;Sur la table en bois il y a la marque ronde qu’a laissé le fond d’un verre publicitaire. Un verre offert par une station essence à l’occasion d’un plein, juste après le choc pétrolier. La couleur rouge trahit le contenu du verre ; un Cahors un peu rugueux mais généreux.&lt;br /&gt;Sur la table en bois, il y a un peu de poussière blanche et des traces de doigt. Un rien de graisseux, un rien d’humide ; un tout laissé derrière une épaule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une image rangée à la paterne, suspendue dans le couloir étroit de l’entrée. Cette paterne qui a résisté aux changements de motifs de la tapisserie et au renouvellement des générations. De la table en bois, on ne la voit pas mais on sait qu’elle y est. Et c’est bien là le plus rassurant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-6071250228419248828?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/6071250228419248828/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=6071250228419248828' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/6071250228419248828'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/6071250228419248828'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/02/sur-la-table-en-bois.html' title='Sur la table en bois'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-5430569536541443780</id><published>2008-02-20T06:14:00.002+01:00</published><updated>2008-02-21T13:38:42.295+01:00</updated><title type='text'>Samouraï moderne</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le samouraï moderne s’entraine matin et soir, tous les jours de la semaine, dimanche inclus.&lt;br /&gt;Il sort sous la pluie et dans la neige avec son costume traditionnel blanc à épaulettes dorées. Il déambule dans le parc, marche sur les pelouses. Rien ne semble être en mesure de lui résister, rien ne parait pouvoir l’arrêter.&lt;br /&gt;Il s’installe toujours au même endroit, sous le troisième saule pleureur en partant du mur. Là, il s’agenouille et se lance dans quelques exercices respiratoires. Après les assouplissements, il tire sa longue épée de son fourreau. Elle est effilée et tranchante, à n’en pas douter. Le soleil se reflète sur la lame jusqu’à en aveugler le monde. Alors les badauds restent en retrait et baissent les yeux. Seuls quelques enfants téméraires froncent les sourcils pour continuer à regarder.&lt;br /&gt;Le temps semble se mettre de lui-même entre parenthèses, pour mieux jouir du spectacle. Les genoux fléchis, le samouraï moderne se déplace lestement sur ses pieds nus. Dans l’herbe grasse, il est le silence et l’on n’entend plus que le feulement de la lame qui tranche l’ombre des pétales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-5430569536541443780?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/5430569536541443780/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=5430569536541443780' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/5430569536541443780'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/5430569536541443780'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/02/samoura-moderner.html' title='Samouraï moderne'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-9091815735282135762</id><published>2008-02-19T15:18:00.000+01:00</published><updated>2008-02-19T15:19:13.585+01:00</updated><title type='text'>Voilà l'homme nouveau</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulbeux et rachitique,&lt;br /&gt;inconsistant et mou,&lt;br /&gt;voilà l’homme nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une écharpe noire passée sur les yeux ; une balle de golf enfoncée dans chacune de ses orbites. Et pour faire bonne mesure, du scotch double face qui maintient fermement serré l’ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Globuleux et gériatrique,&lt;br /&gt;incontinent et fou,&lt;br /&gt;voilà l’homme nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un tournevis enfoncé dans les tympans, un clou planté au fond de chacune de ses oreilles. Et pour être sûr de son coup, une tenaille féroce pour se la jouer Van Gogh en stéréo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Crasseux et papistique,&lt;br /&gt;inconvenant et soûl,&lt;br /&gt;voilà l’homme nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des vis et des écrous tout autour de la bouche, des agrafes plantées dans les lèvres. Et pour ne prendre aucun risque, les dents du haut collées à celles du bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà l’homme nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-9091815735282135762?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/9091815735282135762/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=9091815735282135762' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/9091815735282135762'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/9091815735282135762'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/02/voil-lhomme-nouveau.html' title='Voilà l&apos;homme nouveau'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-5528079773011982359</id><published>2008-02-18T07:54:00.000+01:00</published><updated>2008-02-18T07:55:57.221+01:00</updated><title type='text'>La fontaine de 06h12</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La fontaine a commencé à couler lorsqu’il était 6h12 à la pendule. J’étais derrière ma fenêtre, presque nu. Une cigarette à moitié consumée posée dans le cendrier au creux de ma main.&lt;br /&gt;C’était une aube insolite, un jour à part. Il y avait cette luminosité verte qui chauffait l’atmosphère et qui dispensait une ambiance de planète lointaine. Il y a eu un bruit de canalisation qui se rompt et tout d’un coup, des poissons rouges se sont mis à couler des entrailles de la fontaine. Ils sont tombés sur les graviers, ont frétillé un peu avant de s’immobiliser. Et c’est à ce moment-là que la pendule s’est arrêtée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-5528079773011982359?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/5528079773011982359/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=5528079773011982359' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/5528079773011982359'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/5528079773011982359'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/02/la-fontaine-de-06h12.html' title='La fontaine de 06h12'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-5606221733072481278</id><published>2008-02-16T11:55:00.000+01:00</published><updated>2008-02-16T11:56:04.330+01:00</updated><title type='text'>Le rêve d’une ville vide</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le rêve d’une ville vide revient souvent me hanter, lors des fluctuations désoeuvrées de mon esprit en mode alternatif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le songe d’une ville éteinte, renversée sur ses bases. Une ville mise à sac par un néant couleur mauve ou bien orange.  Une ville absorbée par une anti-matière bulleuse. Une ville qu’on aurait retournée sur elle-même comme on replie une veste de k-way.&lt;br /&gt;Le rêve d’une ville vide se rapproche beaucoup de la réalité d’un champ. S’en rapproche seulement. Car il n’y a pas de chevauchement ni de convergence. Un champ n’a pas de mémoire collective comme l’a une ville rayée de la carte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La luzerne ne pousse pas sur les avenues, même lorsqu’elles ont été avalées et dissoutes dans l’estomac du grand aspirateur. Ou alors il faudrait que la route se fonde d’elle-même, ouvre ses lèvres gercées et accueille la luzerne. Toujours un peu timide celle-ci, comme pour ne rien arranger.&lt;br /&gt;Le rêve d’une ville vide est quelque chose de tout à fait différent de ce que l’on pensait connaître, de ce que l’on pourra connaître un jour. Il faut juste être patient et ne pas perdre foi dans l’incompressible besoin de destruction qui anime nos voisins les démolisseurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-5606221733072481278?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/5606221733072481278/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=5606221733072481278' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/5606221733072481278'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/5606221733072481278'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/02/le-rve-dune-ville-vide.html' title='Le rêve d’une ville vide'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-3447114313971734266</id><published>2008-02-15T14:08:00.000+01:00</published><updated>2008-02-15T14:09:52.394+01:00</updated><title type='text'>Ce matin, en ouvrant les volets</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce matin en ouvrant les volets j’ai vu que le ciel était toujours là. Tache d’huile bleue qui vibre au-dessus des toits de la ville. Cela signifie que nous tenons encore debout, ce qui n’est déjà pas si mal.&lt;br /&gt;On est pourtant encore loin de cette crique qui fut célèbre l’espace d’un noël. C’est qu’on n’y est pas encore tout à fait. Et qu’on n’a pas les pieds dans l’eau transparente et chaude de ce coin idéal à l’est de l’Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-3447114313971734266?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/3447114313971734266/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=3447114313971734266' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3447114313971734266'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/3447114313971734266'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/02/ce-matin-en-ouvrant-les-volets.html' title='Ce matin, en ouvrant les volets'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9201630.post-9145319835270923714</id><published>2008-02-14T08:07:00.001+01:00</published><updated>2008-02-14T08:09:08.675+01:00</updated><title type='text'>Des bleus de chauffe</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aux espoirs mâtinés de bleu, sur les épaules et dans les yeux.&lt;br /&gt;Aux colosses sensibles qui se serrent les coudes comme un seul homme.&lt;br /&gt;Aux guerriers joueurs qui tendent la main après avoir serré le poing.&lt;br /&gt;Aux solides gaillards qui n’oublient jamais une fête des mères.&lt;br /&gt;Aux cœurs vaillants qui oublient les disparités des corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9201630-9145319835270923714?l=acdu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://acdu.blogspot.com/feeds/9145319835270923714/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9201630&amp;postID=9145319835270923714' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/9145319835270923714'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9201630/posts/default/9145319835270923714'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://acdu.blogspot.com/2008/02/des-bleus-de-chauffe.html' title='Des bleus de chauffe'/><author><name>Oslo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09828040729000660532</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
