Au croisement des utopies

lundi, juillet 28, 2008

Volcaniques nuisibles

Des monts arrondis,
des bulles de terre percées
en leurs sommets.
Un chaos ambiant
aux relents lunaires.

Les cafards bruns
courent au ralenti
exactement au centre
des télescopes géants.
Impossibles à louper,
impayables et
imperturbables.

Comme dans un mauvais rêve
en dégradés de gris,
c'est dans leur coeur
qu'ils aiment rôder;
ces nuisibles
aux corps brillants
d'une anti-lune
toujours haineuse.

Une carapace ovale
remplie d'oeufs
prêts à se déverser
sur la terre meuble
des volcans éteints.

Des pattes agiles
qui grattent avec
une régularité
qui n'a rien
d'éphémère.
Car même la nuit,
on les entend
se presser au centre
de l'arène verte.

C'est d'une folie
aux contours
un peu flous
qu'il s'agit.
Une de ces horreurs
qui vous rappellent
combien nous
sommes
faillibles
face à
l'inconnue
cornue de noir.

Les volcaniques nuisibles
pullulent et se distillent.
Ils se répartissent
aux quatre coins
des parterres bombés.
Ils se dispersent
aux quatre vents
sans carte ni compas.

Un bouchon géant
serait l'unique
solution.
Un bouchon géant
pour refermer
le calice craquelé
juste avant
de le jeter
par-dessus le rebord
du monde plat.